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Vers la mort du CDI ?

 

Si pour la majorité des Français, le CDI doit rester la norme en matière de contrat d’embauche, de plus en plus de professionnels souhaitent devenir indépendants. Focus de Celsa RH sur un phénomène qui pourrait, à terme, faire de l’ombre au contrat à durée indéterminé.

Le phénomène des freelances

Le Code du Travail est formel : « le CDI est la forme normale et générale de la relation de travail ». Pourtant, de plus en plus de professionnels souhaitent « se mettre à leur compte » et devenir indépendants (ou « freelance », en anglais). Et bien que l’on pourrait instinctivement supposer que ce genre d’initiative répond à une envie de la fameuse génération Y de rééquilibrer le rapport entre vie professionnelle et personnelle, force est de constater que ce phénomène touche, en vérité, des strates de population assez variées. Peu importe, en effet, la tranche d’âge, la catégorie socio-professionnelle ou encore le sexe, le statut de travailleur indépendant semble, selon une étude de OuiShare datant de 2017, (consultable ici) séduire une partie toujours plus grandissante de la population active en France. En une décennie, le nombre de freelances a augmenté de 52 % dans l’Hexagone, pour atteindre le nombre de 1 750 000 l’an passé.

Quelles répercussions pour le marché du travail et la société ?

En dépit de son emballement, somme toute assez récent, le phénomène freelance semble avoir des conséquences dont nous semblons difficilement, pour l’heure, mesurer l’impact. Car si 97 % d’entre eux déplorent le manque de visibilité de leur statut dans les débats de société, il serait pour autant erroné d’affirmer que la multiplication des travailleurs indépendants n’a aucune influence concrète sur le marché du travail. À titre d’exemple, il est de plus en plus complexe pour les entreprises, de recruter des talents sur le long-terme, en particulier dans les métiers de l’IT et du Web, secteur représentant à lui seul 26 % des travailleurs en freelance.

De même, la flexibilité rendue possible par l’indépendance tend à rendre l’identité professionnelle du travailleur plus floue, voire volatile. Détaché de toute entreprise ou entité, son activité se réduit à son simple travail, qui n’est plus ancré dans une organisation aux objectifs bien précis, mais seulement dans sa rentabilité personnelle. C’est l’état d’esprit qui traduit ce qu’appelle le sociologue Zygmunt Bauman, la « société liquide ». Dans cette société dans laquelle nous vivons, les attaches et les liens sociaux — autrefois « solides » — tendent à se « liquéfier ». Les contrats en freelance sont donc bel et bien « dans l’air du temps » et reflètent, plus qu’une simple conjoncture du marché du travail, une véritable tendance de fond du monde contemporain qui bouleverse tous les niveaux d’organisation de la vie sociale, y compris le travail en entreprise, le rôle des ressources humaines, et celui des recruteurs. Dans cette optique, le CDI appartiendrait à la vieille époque du capitalisme industriel et paternaliste, où le rôle de la fonction RH était précisément de fidéliser les employés. Mais à l’ère de la flexibilité, la pertinence d’un tel contrat de travail reste à élucider.

Sara Lachiheb

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