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Ode au syndicalisme obligatoire

 

La faible mobilisation face aux ordonnances réformant le Code du travail, malgré l’appel des principaux syndicats à manifester, est symptomatique. Les grandes centrales syndicales françaises ne parviennent plus à fédérer autour d’elles. Il semble donc intéressant de voir quelles solutions sont envisageables pour que cela change.

 

Depuis les années 50, le taux de syndicalisation des salariés français ne cesse de décroître. Lors de la dernière étude du ministère du travail, en 2013, 11% des salariés français étaient syndiqués (à peine 8% dans le secteur privé). Ces chiffres extrêmement faibles traduisent un réel problème car les syndicats sont les interlocuteurs privilégiés du patronat, et donc des RH, pour faire vivre le dialogue social au niveau de l’entreprise.

 

La légitimité syndicale remise en question

Cette situation pose une problématique considérable. Dialoguer efficacement avec des institutions qui ne représentent que difficilement 10% des salariés français est impossible. Surtout quand on s’intéresse à la structure de la représentation sociale française. Aujourd’hui, seuls les délégués syndicaux sont invités à la table des négociations. Or ils sont désignés de manière assez peu démocratique par les centrales syndicales. C’est à dire que des structures représentant à peine 10% du salariat français si on les regroupe, et guère plus de 2-3% si on les prend individuellement, négocient pour la totalité du salariat. On parle là d’une aberration.

On a beaucoup reproché, à juste titre sans doute, à Emmanuel Macron d’avoir été élu avec seulement 44% des inscrits, ce qui ne représente pas une majorité absolue. Ce problème de représentativité a été beaucoup pointé du doigt. Alors qu’en est-il des délégués syndicaux, qui ne représentent même pas 3% des travailleurs ? La question mérite d’être posée.

 

 

La chimère du syndicalisme obligatoire ?

Une solution envisageable serait de rendre le syndicalisme obligatoire. Cela permettrait d’abord de restaurer la légitimité des partenaires sociaux. Un taux de syndicalisme fort, c’est des syndicats plus représentatifs de la population salariale française, donc plus légitimes à venir s’asseoir autour de la table pour négocier les droits des travailleurs.

Dans un second temps, cela pourrait redonner un second souffle au mouvement syndicaliste français, grâce à l’apparition de nouvelles structures. Si les français boudent le syndicalisme, c’est aussi et surtout parce qu’ils ne se reconnaissent pas, ou plus, dans les centrales existantes. Rendre le syndicalisme obligatoire entrainerait forcément la création de nouvelles institutions syndicales, en rupture avec les familles syndicales historiques. Un vent frais qui ferait le plus grand bien au dialogue social français, qui souffre de la panne de modernité chez les grands syndicats actuels.

 

Cependant, l’instauration du syndicalisme obligatoire pose un problème majeur : celui de la contrainte. Quels leviers sont susceptibles d’être actionnés pour contraindre les salariés à adhérer à un syndicat ?

Le levier financier serait le plus efficace. Conditionner le versement de certaines prestations sociales, voire une partie du salaire à l’adhésion à un syndicat servirait l’objectif à coup sûr. Mais c’est totalement impossible, d’un point de vue éthique et moral. Dans un Etat providence tel que la France, une telle mesure serait totalement contre-productive. À moins de conditionner la signature du contrat de travail à l’adhésion d’un syndicat, hypothèse encore une fois improbable, les solutions ne sont malheureusement pas légion.

Aussi, malgré les avantages évidents, le syndicalisme obligatoire ne représente pas la solution idéale pour revitaliser le dialogue social en France.

 

 

Rendons la négociation aux salariés

Finalement, la solution serait peut être à chercher complètement à l’opposé de tout cela. En retirant aux syndicats le monopole de la désignation des représentants du personnel mandatés pour négocier par exemple. Aujourd’hui, les délégués syndicaux, qui sont désignés par les syndicats de manière plutôt arbitraire, sont les seuls à pouvoir négocier de nouveaux droits avec le patronat. Les autres institutions représentatives, qui sont démocratiquement élues, se contentent de la protection des droits déjà acquis sans avoir le pouvoir de négocier des avancées sociales.

En donnant aux salariés la possibilité d’élire l’instance qui négocie ces nouveaux droits, les syndicats perdraient leur dernier bastion d’influence. Mais il s’agit peut être d’un mal nécessaire pour une prise de conscience syndicale sur l’urgence de changement. Surtout, ce serait l’instauration d’une réelle démocratie sociale en France.

 

 

Source :

⁃       Etude DARES pour le ministère du Travail n°025 Mai 2016 : La syndicalisation en France http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/2016-025.pdf

 

 

Robin Labouérie

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