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S’auto-expatrier un retour difficile ?

Vous voudriez partir un jour travailler à l’étranger ? Entre les études Erasmus, les VIE et VIA (Volontariat International en Entreprise et Administration), VSI (Volontariat de Solidarité Internationale) ou les années de césures à l’autre bout du monde; de plus en plus de jeunes étudiants ou diplômés partent et font l’expérience d’une autre culture. Il semblerait cependant que les français une fois leur carrière lancée, partent peu à l’étranger, et encore moins de leur propre gré. Pour ceux qui se lancent, ils méconnaissent parfois les risques du retour.

Partir oui, mais comment revenir ?

Le plus souvent oublié au profit de l’expatrié qui part avec son entreprise, l’auto-expatrié est celui qui part et rentre de son propre gré. Malgré un panel de solutions logistiques offertes à l’expatrié lors de son grand retour, il rencontre de nombreux obstacles lors de la recherche d’un nouvel emploi. Quelles expériences sont à valoriser ? Que faire pour retrouver un emploi et mettre en valeur ces années passées hors du territoire ?

Revenir en France après s’être expatrié sans l’aide d’une entreprise peut être un choix difficile à assumer. « Les Français n’ont jamais vu d’un bon œil ceux qui partent. La mobilité ne fait pas partie, comme l’immigration d’ailleurs, de la culture française. On ne s’est jamais vraiment intéressé à ceux qui partent et encore moins au fait qu’ils rentrent un jour » explique la sénatrice Hélène Conway-Mouret pour France Inter. Ce sont pourtant de réels cas de figures qui ne peuvent être laissés de côté par les employeurs.

Maike Andresen et Matthias Walther ont réalisé une étude- Self-Initiated Repatriation at the Interplay between Field, Capital, and Habitus- en 2013 basée sur les interviews de différents profils et en ont tiré des conclusions particulièrement intéressantes sur ce sujet.

Partir à l’étranger: cela doit d’abord être un choix réfléchi et valorisant

  • Mieux vaut partir travailler dans une grande compagnie qu’une ONG (Organisation Non-Gouvernementale) en tant que bénévole.
    Pour beaucoup d’employeurs l’expérience dans une ONG comme volontaire est perçue comme des vacances déguisées et les activités sont mal comprises par les entreprises du secteur privé. Plusieurs personnes interviewées par Andresen et Walther expliquent qu’ils leur étaient nécessaire de jouer sur le langage pour rendre leur expérience “corporate”.
  • De même pas question de partir dans des pays africains ou asiatiques parfois assimilés à des zones trop touristiques ou exotiques, votre employeur risque de s’imaginer un expatrié bronzant et se prélassant au bord de l’eau.
  • On évite les pays francophones. Si partir dans un pays francophone peut constituer une solution de recours, cela apporte peu de valeur et est susceptible d’être considéré comme contre-productif par l’employeur puisque ces pays sont perçus comme trop similaires culturellement avec la France comme en termes de développements personnel et culturel.
  • Les grands gagnants ? Les pays les plus aimés et les mieux vus dans le cadre d’une expérience à l’étranger restent l’Allemagne, la Suisse, la Grande-Bretagne ou les Etats-unis sans vraiment de surprise, puisque c’est aussi les pays dans lesquels les ressortissants français partent le plus facilement.

Les difficultés non négligeables de l’expérience

Il n’est pas rare d’avoir des difficultés à faire valoir les compétences acquises dans des entreprises étrangères si le poste est différent de ce qui est attendu en France. Anne-Laure Fréant confirme les retours d’Andresen et Walther en rappelant qu’: « il y a beaucoup de gens qui retrouvent un emploi et reprennent un chemin intéressant en France, mais il y en a beaucoup dont les compétences ne seront jamais reconnues parce que les recruteurs en France pensent que l’expatriation c’est des vacances. C’est vraiment une croyance, c’est culturel. Alors ça dépend des métiers, des profils, des régions, mais la reconnaissance de l’expérience à l’étranger et la valorisation des compétences acquises à l’étranger sont très compliquées en France « .

Il s’agirait d’essayer de combattre l’idée que partir à l’étranger est une preuve de volatilité et d’instabilité au sein de l’entreprise :souvent interprété comme un renoncement et une tendance à quitter l’entreprise trop facilement. Le tout est de montrer que l’expatriation volontaire et spontanée est une preuve de courage et de volonté. Pourtant, il semblerait qu’un ressortissant doive, même après avoir quitté son pays depuis plusieurs années, continuer à faire ses preuves à un poste parfois hiérarchiquement moins élevé que celui espéré.

Les Grandes Écoles: un réseau pour la vie ?

Lors de leurs recherches d’emploi, beaucoup des interviewés de l’études d’Andresen et Walther expliquent avoir bénéficié du réseau familial ou professionnel, d’où l’importance de travailler constamment son réseau.

On notera également en France la place essentielle portée au réseau des Grandes Ecoles. Les deux chercheurs nous rappellent que ce système que l’on ne trouve nulle part ailleurs est un des motifs les plus récurrents d’embauche. Le diplôme de Grandes Écoles sera un accès qui servira tout au long d’une carrière. Certains avancent ainsi qu’une expérience à l’étranger et son lot de compétences ne valent rien sans le diplôme d’une Grande École.

Delphine FINEL

Pour en lire plus sur ce thème de l’expatriation ou l’”impatriation”, n’hésitez pas à lire l’article de Maïlys sur CELSA RH.

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