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Sexisme, pas notre genre ?

Vous l’avez peut-être vue passer : depuis quelques jours, une petite bande dessinée fait le tour du Web. Elle s’intitule « Fallait demander » et dénonce la « charge mentale » qui pèse sur les femmes dans la répartition des tâches ménagères notamment. L’auteure, la blogueuse Emma, publie régulièrement de petites BD sur son blog emmaclit.com pour prendre position et apporter un éclairage sur des sujets politiques et sociaux. Féministe engagée, elle n’hésite pas à dénoncer les discriminations (comme le sexisme ordinaire) dont peuvent souffrir les femmes encore aujourd’hui. Ce n’est un secret pour personne, ces discriminations existent bel et bien ; entre autre en entreprise.

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Des inégalités factuelles

Il suffit de regarder les chiffres pour se rendre compte que les écarts de salaires sont encore criants : en France, la rémunération des femmes est en moyenne 24% inférieure à celle des hommes (rapport de l’Insee paru en mars 2017). Les femmes accèdent moins aux postes à responsabilité, se voient plus souvent limitées par un persistant « plafond de verre », sont moins nombreuses à la tête des grandes entreprises, etc. … Bref, elles montent moins haut dans la hiérarchie professionnelle et ce, malgré des lois de plus en plus contraignantes pour forcer les entreprises à réduire ces écarts. Pourtant au-delà de ces données factuelles, vérifiables, il y a un vrai poids (bien que plus difficilement mesurable) qui pèse au quotidien sur les femmes dans l’entreprise. Ce poids, c’est le sexisme ordinaire. Malheureusement tout cela vous le savez, on a même parlé sur ce blog il y a quelques mois mais il suffit de regarder la courte vidéo ci-dessous pour se rendre compte que le problème est toujours là, et n’est pas près de se faire oublier.

Le sexisme, une invention de femmes exaltées ?

Le sexisme, c’est une attitude discriminatoire fondée sur le sexe de la personne. Lorsqu’il devient « ordinaire », c’est qu’il passe par des comportements ancrés à tel point qu’on peut oublier qu’il s’agit de sexisme. Bien souvent, cela se traduit par des petites phrases en apparence anodines parce que trop souvent entendues : « Mais c’est une blague ! », « Tu n’as vraiment pas d’humour », « Ce n’est pas méchant », y compris de la part des femmes elles-mêmes : « Ne t’inquiète pas, je lui rends la pareille », « Je sais qu’il ne le pense pas vraiment » … C’est pourquoi certains discours tentent de nous faire croire que le sexisme n’est qu’une invention de féministes enragées, le mot « féministe » faisant un peu peur et évoquant des furies prêtes à mordre pour l’ajout d’un « e » à la fin d’un mot.

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Des effets bien réels

Pourtant, le sexisme ordinaire produit des effets bien réels au cours d’une vie professionnelle. C’est à cause de lui qu’on demandera à une femme de se mettre en jupe lors d’une présentation importante à un client ; qu’on coupera plus facilement la parole à une femme qu’à un homme en réunion ; qu’on hésitera à promouvoir une femme à un poste plus élevé, dans la crainte qu’elle doive partir tôt pour aller chercher ses enfants à l’école ; qu’on regardera avec méfiance une femme montée trop vite dans la hiérarchie (« Elle doit coucher avec le chef ») ; qu’on s’autorisera des commentaires sur le physique d’une femme d’une façon qu’on ne se serait jamais permise envers un homme… La liste est longue. Tout cela, c’est ce que dénonce l’étude CSEP/BVA 2016 sur les relations de travail entre les femmes et les hommes.

Une prise de conscience progressive

Lorsque ce sexisme conduit à limiter les opportunités professionnelles des femmes, à dégrader les relations entre collègues voire à susciter un vrai mal-être au travail, il doit être pris en considération. C’est de plus en plus le cas dans les entreprises, où l’égalité hommes-femmes fait souvent l’objet d’une charte ou d’une convention au même titre que le handicap par exemple (ce qui est révélateur ! Être une femme serait donc un handicap ?).

En 2016, le gouvernement s’est engagé sur le sujet à travers une campagne nationale intitulée « Sexisme, pas notre genre ! » pour sensibiliser la population à cette question et pour mobiliser les entreprises, le saviez-vous ? Au-delà du message porté, un kit d’actions et de communication a été mis à disposition des entreprises pour qu’elles puissent concrètement lutter contre le sexisme. Nous pouvons alors nous demander si le nouveau gouvernement Macron (dont la composition et la parité fait quelque peu débat…) continuera se plan d’action et de mobilisation ?

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Le rôle des RH… ou des managers ?

Ces dernières années, les RH ont porté, dans différentes entreprises, des campagnes de sensibilisation interne sur le sujet, pour susciter une prise de conscience chez leurs collaborateurs et réduire le sexisme ordinaire. Ces initiatives vont dans le bon sens. Mais finalement, une réelle avancée dans ce domaine viendra-t-elle vraiment d’une campagne de communication, aussi réussie soit-elle ? Le sujet de l’égalité entre les hommes et les femmes doit-il rester du domaine de la fonction RH ? Pour faire changer les choses, il est grand temps que les managers se saisissent du sujet et le traitent, à leur échelle, avec leurs équipes. Sans volonté managériale, sans application au quotidien (et pas seulement autour de la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars), les choses ne changeront pas en profondeur. Pourtant, les bénéfices pour l’entreprise seraient non négligeables, car au-delà de mieux valoriser les compétences des femmes, ce sont les relations entre collaborateurs qui s’en verraient améliorées. Dirigeants, RH, managers et salariés doivent travailler ensemble pour réduire des inégalités encore trop présentes. Dans un monde où les rôles traditionnels se défont de plus en plus et où les entreprises ne peuvent plus se passer des femmes, il ne sera bientôt plus possible d’éviter la question.

Alice Lokiec-Legoy

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