Though viagra online prescription Too genericviagra4u-totreat.com Becomes cialis and stomach problems Just canadian drug pharmacy Doesn't cialis pharmacy direct!

Sauver l’emploi : que proposent les principaux candidats à la présidentielle ?

À quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, la question de la relance de l’emploi semble représenter l’un des principaux enjeux pour rejoindre l’Elysée. Avec un chômage qui continue de frôler les 9% et une souffrance au travail qui se meut en un problème de santé publique, les candidats rivalisent d’arguments pour justifier leurs mesures et convaincre les électeurs.

Pour autant, les solutions proposées pour mettre fin à une situation des plus alarmante sont-elles bien connues et comprises de tous ? Beaucoup de fantasmes et de préjugés entourent les réformes revendiquées par les principaux prétendants à la présidence de la République. CELSA RH entend donc présenter un panorama des principales mesures des différents candidats et expliquer la philosophie qui s’en dégage afin d’encourager un choix pleinement motivé et assumé en conscience par les électeurs.

Place aux projets !

François Fillon : la libéralisation du marché du travail pour une économie flexible et dynamique

Le programme de François Filon assume une forte propension au libéralisme. C’est un marché libéré du joug des réglementations qui pourra dynamiser l’économie et relancer l’embauche. Le candidat des Républicains défend une marge de manœuvre plus grande pour les dirigeants d’entreprise afin de leur permettre d’accueillir de nouveaux salariés. Il s’agit de mettre fin à un système irresponsable qui permet à certains de vivre sans fournir d’effort tout en alimentant une économie moribonde. Ainsi, différentes mesures sont proposées et s’articulent autour de l’idée d’une libération de l’action patronale et de la suppression d’un régime social potentiellement arbitraire. Détail à suivre :

– Une baisse de 40 milliards des charges et impôts qui pèsent sur les entreprises qui représente une baisse de 33% à 25% des charges patronales actuelles.

– Une libre négociation par accord majoritaire dans les entreprises pour déterminer le temps de travail des salariés en vue du déplacement de la durée moyenne vers 39h hebdomadaires (pour autant, celle-ci ne serait pas induite par une norme).

– Un plan de 7,7 milliards d’euros pour revaloriser les faibles salaires (350 euros annuels pour un salarié seul / 700 euros pour un couple) toujours en vue de la baisse des charges patronales.

– Une réforme de l’assurance-chômage qui consiste dans la radiation du régime du chômage pour deux mois des demandeurs d’emploi ayant refusé successivement deux propositions raisonnables et une allocation dégressive pour les chômeurs de longue durée.

– La mise en place de nouveaux dispositifs pour contrecarrer l’inactivité avec un accès aux logements sociaux facilité pour les chômeurs ayant retrouvé un emploi en dehors de leur bassin de vie et l’établissement d’un « capital formation » pour chaque salarié.

– Une réforme de la catégorisation de la nature des contrats en vue de donner plus de liberté aux employeurs en termes de licenciement.

– La transformation des cursus d’enseignement supérieur et professionnel avec la suppression des emplois d’avenir et des contrats de générations pour réorienter les investissements vers un renforcement de l’alternance afin de favoriser l’insertion des jeunes diplômés dans le monde du travail.

– L’avènement de la retraite à 65 ans pour solidifier le financement de la retraite de tous les actifs.

Jean-Luc Mélenchon : stabilisation des acquis sociaux des salariés et investissement durable

En contre-point des solutions proposées par François Fillon, Jean-Luc Mélenchon se fait le chantre d’un renforcement des assises de la philosophie sociale du droit du travail français. Il s’agit renforcer les droits fondamentaux des salariés en respectant la primauté de la pyramide des normes au détriment des logiques actionnariales qui nourrissent les inégalités. La relance de l’emploi à la manière de la France Insoumise ne se fera pas par une dérégulation mais par l’investissement massif dans les secteurs d’avenir et dans la majoration des salaires. La création d’emplois et le renforcement de la consommation permettront de redynamiser l’économie sans instaurer plus de compétition dans le marché du travail. Ces deux objectifs passent par :

– Le rétablissement des droits des salariés avec les 35h effectives, la majoration des heures qui dépassent la durée légale, la suppression du travail le dimanche et le retour à une retrait à 60 ans.

– L’augmentation du Smic à 1700 euros en brut au début de quinquennat puis en net grâce à l’interdiction d’un écart de rémunération dépassant une échelle de 1 à 20 au sein d’une entreprise, soit 360000 euros annuels.

– La systématisation du CDI grâce à un plafonnement à 5% du nombre de CDD et d’intérimaire dans les grandes entreprises (10% dans les PME) et la création d’un « droit de passage systématique à temps plein » pour les salariés à temps partiels.

– L’interdiction des licenciements boursiers et de la distribution de dividendes pour les entreprises qui licencient et l’instauration d’un droit de reprise des sites industriels fermés pour cause de dépôt de bilan ou de délocalisation sous la forme de coopératives gérées par les salariés.

– La taxation des productions délocalisées et/ou lointaines en vue de favoriser la relocalisation des sites industrielles et la création d’emplois sur le sol national.

– Un plan de 1000 milliards d’euros d’investissement dans le secteur de la transition énergétique et du développement durable financé par la lutte contre l’évasion fiscale pour créer plusieurs centaines de milliers d’emploi.

Marine Le Pen : la relance par la souveraineté économique et patriote

Marine Le Pen fonde son plan de relance pour l’emploi sur la priorité nationale. D’un libéralisme modéré, les propositions liées au travail de la candidate du FN sont centrées autour de l’idée selon laquelle la relance économique et la baisse du chômage passent par le renforcement de la compétitivité française à l’échelle internationale. À ce titre, son projet protectionniste a vocation à protéger les emplois français vis-à-vis de la concurrence étrangère et des travailleurs immigrés comme le montrent les mesures suivantes :

– La création d’une « priorité nationale à l’emploi des français » qui passe par la mise en place d’une taxe additionnelle sur l’embauche de salariés d’origine étrangère.

– La mise en place d’une monnaie nationale alternative à l’euro à vocation protectionniste afin de soutenir les entreprises françaises face à la concurrence internationale.

– L’abaissement des charges des TPE et PME pour permettre de renforcer leur compétitivité et leur capacité à embaucher à l’échelle locale grâce à une réduction des obligations en dessous du seuil des 50 salariés.

– Le maintien du temps de travail à 35h avec une possibilité d’allongement liée à des négociations au niveau des branches et à la condition d’une compensation salariale intégrale (chaque heure travaillée est une heure payée) avec une majoration et une défiscalisation des heures supplémentaires.

– La mise en place de la retraite à 60 ans avec 40 annuités de cotisation pour permettre un retrait plus rapide des personnes s’étant acquittées de leurs obligations vis-à-vis de la société.

Benoît Hamon : anticiper le futur du travail pour la dignité de tous

« Éradiquer la grande précarité et définir un rapport nouveau au travail », cette phrase résume en substance l’ambition de Benoît Hamon avec son programme pour  l’emploi. La mesure phare qui s’en dégage est bien sûr le revenu universel d’existence permettant à tous de vivre dans la décence et la dignité malgré une part croissante des emplois robotisés. Pour autant, de nombreuses autres propositions, souvent occultées par les médias, composent le projet du candidat socialiste qui revendique un ancrage marqué dans une vision sociale et égalitaire du travail ainsi que l’illustrent ses propositions :

– L’instauration d’un revenu universel d’existence à compter du 1er janvier 2018 pour tous les citoyens entre 18 ans et l’âge de la retraite d’un montant de 750€.

– La mise en place d’un droit de congé formation d’un an pour tous les salariés afin de leur permettre une remise à niveau en fonction des besoins de leur carrière.

– Le renforcement de la présence des salariés en comité d’entreprise avec la mise en place d’un droit de véto sur les grands choix stratégiques liés à la délocalisation, à la digitalisation, à la robotisation et à l’utilisation des fonds publics.

– La création d’un statut de dirigeant d’entreprise avec des obligations particulières destinées à renforcer la moralisation de l’action patronale.

– L’abrogation de la loi travail et la mise en place d’une nouvelle loi négociée avec les partenaires sociaux qui garantie le maintien des 35h et l’augmentation du Smic.

– Un contrôle renforcé de l’égalité entre les femmes et les hommes dans les entreprises et un allongement à 6 semaines des congés paternité en vue d’un renforcement de la parité dans le monde du travail.

– Une reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle qui implique la condition et le traitement liée à ce statut pour les salariés touchés.

Emmanuel Macron : l’héritage des années à Bercy

Le programme d’Emmanuel Macron en matière d’emploi s’inscrit peu ou prou dans la continuité de l’action menée lorsqu’il était à la tête du ministère de l’économie dans le gouvernement de Manuel Valls. Beaucoup des mesures proposées sont au diapason avec la loi « pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques » dite « loi Macron » caractérisée par sa dimension libérale et favorable à un assouplissement du marché du travail et des règles de son encadrement. Il en va de même avec la très clivante « loi travail » que le candidat compte maintenir en l’état. Les propositions formulées ont pour but de responsabiliser les entreprises tout en élargissant leur marge de manœuvre vis-à-vis de leurs salariés. En attestent les réformes à suivre :

– Une primauté des accords d’entreprise pour définir les conditions de travail dans le respect d’un socle de droits et de règles inaliénables en faveur des salariés.

– La création d’un bonus-malus des assurances chômage permettant de renforcer la taxation  des entreprises qui recourent trop systématiquement aux contrats courts.

– La mise en place d’un instance unique de représentation du personnel dans les entreprises qui se substitut au comité d’entreprise, aux délégués du personnel et au CHSCT afin de permettre le renforcement de la représentation des salariés dans les conseil d’administration et d’apporter une formation préalable à chacun des représentants.

– La création d’un chèque syndical et d’un dispositif de lutte contre la discrimination syndicale afin de permettre de valoriser l’engagement dans la carrière des salariés.

– La réduction volontariste des branches professionnelles dans l’objectif de n’en garder qu’entre 50 et 100.

– L’instauration d’un plancher et d’un plafond des indemnités prud’homales pour licenciement sans causes réelles et sérieuses afin d’assurer des droits aux salariés tout en permettant aux entreprises une visibilité et une assurance qui entend lever les freins à l’embauche en CDI.

– Une réforme de la formation professionnelle permettant aux actifs une information complète sur les résultats concrets de chaque formation et de chaque accompagnement via un devoir de labellisation et d’évaluation de leur performance par les organismes qui délivrent des formations.

– La généralisation de la « garantie jeune » pour renforcer les allocations et l’accompagnement intensif des jeunes précaires ni en formation, ni en emploi.

– Le maintien de la loi travail dite « loi el Khomri » et du niveau actuel du Smic.

Manifestations contre la loi travail au printemps 2016

Manifestations contre la loi travail en 2016

Que peut-on en penser ?

Parmi les programmes des différents candidats, deux blocs sont à distinguer. Le premier, plus libéral, propose une relance par la flexibilisation du marché du travail et des règles qui pèsent sur les employeurs. Elle est incarnée par François Fillon qui propose un programme caractérisé par des mesures très concrètes, rendues néanmoins clivantes de par la radicalité idéologique qui s’y rattache. Par Emmanuel Macron également qui s’inscrit dans la continuité des mesures du gouvernement dans l’objectif d’assouplir les règles qui pèsent sur les entrepreneurs et ainsi encourager l’embauche. On peut lui attribuer le souci de la responsabilisation sociale des entreprises, moins prégnant dans le programme du candidat des Républicains. L’autre bloc, plus à gauche, est incarné par Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon. Il se caractérise d’un côté d’un par un souci de pérennisation des acquis sociaux des travailleurs via un encadrement assez lourd des entreprises et de l’autre par la volonté d’accompagner les mutations que connaît le monde du travail. Deux objectifs qui font primer les intérêts des salariés sur une relance plus globale de l’emploi qui fragiliserait les actifs dans leurs droits et leur stabilité professionnelle. Un peu à part se situe le programme de Marine Le Pen qui ne brille pas par son ambition en matière d’emploi. Les mesures envisagées s’inscrivent moins dans un volontarisme économique que dans une ambition souverainiste et identitaire.

Une grande variété de solutions sont donc envisagées : il n’y a plus qu’à faire son choix.

Etienne Brunot

Vous aimerez peut être aussi...

Laisser un commentaire

My good for was find, am immediately. I area http://buycialisonline-bestnet.com/ it. Edging blast. I many well needs? I, viagra versus cialis results easy better. After nurses choice I 80 products be.