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Faire entrer l’entreprise à l’Assemblée

Il ne fait plus de doute que la responsabilité d’assurer la diversité en entreprise revient aux responsables RH, luttant contre les discriminations d’origines, de classes et d’orientations sexuelles ou politiques. Mais qui affirmerait que celle d’assurer la diversité sur les bancs de l’Assemblée Nationale pèse aussi sur leurs épaules? Quelques uns, en tout cas, et plutôt pour de bonnes raisons.

Inégalités à l'Assemblée Nationale

Des inégalités dans l’hémicycle

Les chiffres consultables sur le site de l’Assemblée font ressortir des inégalités claires dans l’hémicycle: fonction publique, professions libérales et retraités laissent peu de place aux députés représentatifs du monde de l’entreprise. Cadres et chefs d’entreprises, anciens comme actuels, s’assoient sur moins de 35% des sièges. Et pour combien d’entre-eux s’agit-il d’expériences sérieuses et dignes de ce nom ? Rappelons que ces chiffres se font sur la simple déclaration des élus, dont une partie refuse de se prononcer. De plus, contrairement aux autres professions, les députés issus de l’entreprise sont très largement représentés à droite: chez les chefs d’entreprise par exemple, 23 sont au groupe républicain contre seulement 6 au groupe socialiste. L’idéal démocratique de représentativité est donc doublement mis à mal.

Veiller à une représentation correcte de l’entreprise à l’assemblée, ainsi qu’à son rééquilibrage politique est finalement un projet motivé par deux raisons honorables. La première est que l’entreprise ne peut être défendue correctement si elle est mal représentée. La seconde tient plus à un idéal démocratique qui ne saurait se contenter d’un parlement non-représentatif.

De salarié-e-s à député-e-s

C’est à la page 248 du livre Révolution d’Emmanuel Macron qu’on peut lire ceci : «L’enjeu est moins d’empêcher les élus de le rester que d’encourager de nouvelles personnes à se lancer, en particulier ceux qui ne sont ni fonctionnaires, ni collaborateurs d’élus ou salariés d’un parti, ni professionnels libéraux. Et c’est pourquoi il faut surtout s’occuper de ce qu’il se passe avant d’être élu, et travailler directement avec les représentants des salariés et des employeurs pour accompagner ceux qui veulent s’engager. » Quoi que l’on pense de son projet (et du titre de son ouvrage), on appréciera un vocabulaire de l’accompagnement et une prise en compte des partenaires sociaux. Car c’est en effet à eux que revient la mise en place des conditions réelles permettant aux salariés de prétendre à un mandat électif.

De quels moyens disposent les responsables en ressources humaines ? Pour la plupart, ils sont en fait à inventer. Encore faut-il en avoir la volonté. Le manifeste pour l’engagement citoyen des entreprises publié en 2015 par le Cercle de l’excellence RH énonce un certain nombre de pistes. Parmi elles, des réunions fréquentes entre parlementaires et responsables RH, une formation, pour les parlementaires issus du public, au monde de l’entreprise, ou encore un mentoring assuré par un parlementaire pour épauler les candidats.

Créer des conditions réellement favorables à l’exercice d’un mandat

Mais le coeur du projet revient bien sûr à permettre de fait une candidature des employés. Une campagne ainsi que l’exercice d’un mandat représente un véritable sacrifice (notamment économique), et une importante charge de travail. Le service ressources humaines peut donc d’abord jouer sur le temps de travail pour permettre l’exercice du mandat, appliquant ainsi ce qu’on appelle dès lors des RTT politiques. Il peut ensuite assurer la garantie de conserver la place du candidat pour que celui-ci retrouve sa situation professionnelle au retour de son mandat. Le Cercle de l’excellence RH imagine par ailleurs la création d’un fonds, alimenté par le mécénat d’entreprise, à même de combler le manque à gagner salarial de l’élu et à soutenir plus largement tout projet citoyen à l’initiative des employés.

Jean-Dominique SENARD, le PDG de Michelin, défend ce projet dans un entretien accordé au Figaro déjà lancé au sein de son entreprise: « Le salarié qui souhaite se présenter à un mandat sera accompagné par les équipes du personnel. […] Il n’est évidemment pas question de financer sa candidature mais de lui accorder du temps libre, à mi-temps ou à temps plein, en fonction de l’importance et du lieu de son mandat. Il pourra revenir à tout moment dans l’entreprise et nous tiendrons compte dans l’évolution de sa carrière de cette expérience».

Faire entrer l’Assemblée en entreprise

Et en effet, sur ce dernier point, il faut reconnaître que l’expérience d’un mandat ne saurait être négligé dans la montée en compétences d’un salarié. Il s’agit en même temps, pour le salarié élu, d’une véritable formation. L’exercice d’un mandat, qu’il soit local ou non, apporte au salarié une expertise, une culture, un carnet d’adresse, des connaissances et une capacité d’analyse que l’entreprise a tout intérêt à exploiter.

D’ailleurs, si permettre à un salarié d’exercer un mandat est une idée séduisante, l’inverse est aussi vrai: permettre le retour des élus au travail.  On reproche souvent aux parlementaires et élus locaux de confondre mandat et carrière, et de devenir de véritables professionnels de la politique. A moins que leur longévité ne soit due au confort de leur situation (ce qu’on ne se permettrait pas de croire…), il faut reconnaître qu’après trente ans de service en politique, retrouver un travail n’est pas chose simple. Les obstacles sont nombreux: exigences salariales, inexpérience en entreprise, statut social et épanouissement professionnel. Pourtant, loin de ces préjugés, les recruteurs seraient peut-être surpris de parvenir à « chasser » des députés, dans les deux sens de ce terme.

Un engagement en politique semble souvent conditionné soit par une situation financière confortable soit par des convictions suffisamment forte pour en faire une priorité à toute épreuve (ou les deux). Si l’on espère vraiment mettre en oeuvre une politique RH citoyenne dont l’objectif est d’améliorer la représentativité des hommes et des femmes de l’entreprise à l’Assemblée, et permettre à chacun de servir la société s’il en a les convictions et les compétences, il faut nécessairement lui garantir au moins deux choses: l’acquis de situation professionnelle et financière d’une part, lui faciliter la tâche par un accompagnement personnalisé d’autre part. L’avantage d’une telle politique est évidemment est qu’elle sert du même coup les salariés, les entreprises et la démocratie.

Loïc Caruso

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