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Chut, on a encore licencié !

Alors que des vagues de licenciements dans plusieurs sociétés françaises ont lieu ces dernières années, ceux-ci trouvent un écho médiatique et social complètement différent d’un cas à l’autre. En tant qu’étudiante en ressources humaines j’aimerais analyser certains cas concrets pour mieux comprendre quels facteurs vont rentrer en compte dans la réception médiatique et sociale d’un licenciement.

Du plan de restructuration d’Air France à celui de Sonia Rykiel, en passant par Mr Bricolage, effectuons un retour sur les différentes réactions sociétales concernant ces licenciements.

Les cas Air France et Alstom : des drames sociaux retentissants

Dans un article intitulé « Quand les licenciements cessent d’intéresser les médias » le journal Marianne déclare que jusqu’en 2001 les médias se concentraient essentiellement sur les conséquences sociales des licenciements, mettant en avant les protestations des syndicats et des salariés, « les aspects financiers et économiques ont ensuite été mis en avant, en privilégiant le point de vue des équipes dirigeantes et actionnariales. »

Si cette tendance est évidemment remarquable à l’annonce de certains licenciements qui semblent « excusés » par le système médiatique et la société dans son ensemble, on peut se demander quels sont les faits qui amènent une entreprise souhaitant licencier une partie de ses effectifs à défrayer ou non la chronique.

Les exemples d’Air France et d’Alstom ont particulièrement fait parler d’eux.

La société Air France a sans conteste souffert d’une surexposition médiatique lors de l’annonce de son plan de restructuration visant à supprimer 2900 postes. Il faut rappeler qu’avant cette annonce, entre 2005 et 2015, la société avait déjà supprimé 10 000 postes. Ajoutez à cela une trop grande verticalité au sein du groupe. Effectivement, certains témoignages dénoncent un grand mépris de la direction envers les salariés. Pour Pascal Maquet, manutentionnaire chez Air France interrogé par Libération sur les événements du 5 octobre 2015, « C’est leur mépris qui a tout fait dégénérer ».

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Les réactions concernant cette affaire divergent. Alors que Libération semble se concentrer sur les salariés de l’entreprise en leur donnant la parole, d’autres médias comme Le Figaro ou Le Monde se placent plus du côté de la direction du groupe. D’après le site de l’association Acrimed, ces derniers participent au « lynchage médiatique » des salariés et des syndicats.

L’affaire Alstom, elle, s’inscrit dans la lignée des cas de grandes entreprises industrielles à laquelle l’État n’a pas su tenir ses promesses. Elle pose la question de savoir si l’État peut réellement être tenu pour responsable des échecs économiques des compagnies industrielles résidant sur son sol. En période pré-électorale, elle est aussi l’occasion pour l’opposition de critiquer la majorité sur ce que l’opinion publique pourrait considérer comme un échec concret d’une politique trop faible et indécise.

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L’entreprise aura donc défrayé la chronique pour deux raisons : sa place symbolique au sein de l’histoire industrielle française et l’enjeu politique qui a été créé autour d’elle.

Sonia Rykiel et Mr Bricolage: des plans de licenciements silencieux

En parallèle de ces licenciements dont nous avons tous eu vent, des groupes beaucoup plus discrets annoncent leur intention de fermer des dizaines à des centaines de postes.  C’est notamment le cas de l’enseigne Sonia Rykiel et de Mr Bricolage. Entre compassion médiatique et manque de réactions syndicales, retour sur des licenciements silencieux.

Pour Sonia Rykiel un plan de restructuration prévoit la suppression de soixante-dix-neuf postes sur trois cents. Une couverture médiatique plutôt faible a été faite à l’annonce de cette décision. Le quotidien 20 minutes parle « d’un plan stratégique » dont l’objectif est de relancer la marque. Fait marquant, Sonia Rykiel n’a pourtant pas subi de baisse de son chiffres d’affaires en 2015, au contraire celui-ci est reparti à la hausse pour la première fois depuis 2008. Cependant la marque de mode considère que cette croissance n’est en aucun cas une preuve suffisante de sa pérennité. Après le décès de sa fondatrice l’été dernier, elle souhaite repenser ses différentes gammes et collections pour gagner en compétitivité. L’acceptation de cette décision malgré le succès économique de l’enseigne serait-elle une forme de respect du deuil que la marque porte en elle ? Les soixante-dix-neuf postes supprimé sont-ils le résultat de non renouvellement de départs en retraite, de stage, de CDD, de contrat d’apprentissage ? Rien n’est précisé et l’information manque de transparence.

Magasin Sonia Rykiel du 175 Boulevard Saint-Germain à Paris Crédit photo modzik.com

Magasin Sonia Rykiel du 175 Boulevard Saint-Germain à Paris

Chez Mr Bricolage, fermeture et cession de magasins sont programmés pour les deux ans à venir. Ces mesures consistent également en un vaste plan stratégique voulu pour créer « un retour durable à la croissance du groupe et de ses réseaux ». L’enseigne souhaite notamment parier sur internet et recentrer son activité sur les services aux établissements.

Ce plan prévoit donc la fermeture de 238 postes. Ici encore, peu d’articles recensent cette nouvelle et le ton est pragmatique. Concernant la fermeture des 238 postes, il n’est nulle part mention d’une contestation syndicale.

Logo Mr.Bricolage, un slogan peut approprié à la situation

Logo Mr.Bricolage, un slogan peu approprié à la situation

Ces deux cas ne sont que des exemples, loin d’être les seuls dans le contexte économique actuel. Ils sont représentatifs d’une certaine tendance à excuser les licenciements même si la situation économique de l’entreprise ne le justifie pas directement.

Le rôle de la communication syndicale

On s’aperçoit que le rôle des syndicats à une importance de premier plan dans le traitement médiatique des plans de restructuration des entreprises. En témoigne la force de figure médiatique comme celle de Philippe Martinez lors de la manifestation anti loi travail. Présent dans tous les médias, l’ élu de la CGT a joué un rôle de leader tout au long du mouvement qui a fortement participé au maintien de la cohésion des manifestants et a exercé une pression sur le gouvernement.

Philippe Martinez lors des manifestations anti loi travail Crédit : Francois Mori/AP/SIPA

Philippe Martinez lors des manifestations anti loi travail

Si « l’échec » de la communication syndicale était dénoncé il y a quelques années, les mouvements sociaux comme la manifestation anti loi travail ou la mobilisation autour des affaires Alstom et AirFrance prouvent le retour d’une communication importante de la part des autorités syndicales. Présent sur les réseaux sociaux et dans les médias prints ou télévisuelles, ceux-ci rencontrent un véritable écho et leurs messages sont relayés par les journalistes bien que la sous-représentation syndicale en entreprise reste un enjeu majeur. Les  supports de communication utilisés par les représentants syndicaux semblent être une mine d’informations pour les journalistes lors de conflits. Ceux-ci se font alors les relais des messages syndicaux et leur donnent du poids dans la sphère médiatique. Ce phénomène répond au besoin journalistique d’opposer le point de vue de l’entreprise à celui des licenciés (ayant pour porte parole les syndicats). C’est sur ce besoin communicationnel que les syndicats rebondissent pour se faire entendre.

Figures syndicales puissantes, représentations symboliques, prise de position des dirigeants, contexte économique et politique sont autant d’enjeux qui influencent la réception de vos décisions à l’extérieur de l’entreprise. Dans une environnement changeant, la mauvaise gestion de ces situations de crise peut avoir un impact négatif retentissant sur l’image de votre enseigne et donc sur sa compétitivité. Un nouvel enjeu se dessine donc pour les RRH et DRH de demain. Comment gérer l’impact d’un licenciement aussi bien en interne, qu’à l’externe ? En fonction des facteurs énumérés plus haut il est facile d’anticiper un risque de débordement médiatique pour les entreprises en cas de conflit. La rédaction de cet article me conduit à penser qu’une des meilleures façons d’éviter la catastrophe serait pour la direction des entreprises d’être exemplaire dans les processus de négociation avec des syndicats qui savent de mieux en mieux se faire entendre. Mettre en place des procédures d’accompagnement à la recherche d’un nouvel emploi pour les employés licenciés et communiquer à ce propos est également une façon pour l’entreprise d’assumer sa responsabilité et redorer son image, si elle en a les moyens.

Alice Rolland 

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