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Travail : et si le problème venait d’ailleurs ?

Le nouveau pouvoir des entreprises sur le temps des salariés, qui résulte de la loi Travail, dite El Khomri, doit-il nous angoisser ? Facilités pour les dirigeants, balance de la négociation déséquilibrée, manifestations contre les réformes du travail, droit à la déconnexion …. Que nous posent comme questions ce début de révolution dans le monde du travail ? Quel rôle les DRH peuvent-ils en tirer ? Peut-on y voir autre chose qu’une attaque à la sécurité du salarié et l’envisager de façon plus positive ?

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Le travail est un sujet brûlant aujourd’hui … Il y a ceux qui n’y trouvent rien à redire, ayant manifestement assimilé les normes de la société. Il y a ceux qui constatent un problème et qui manifestent dans les rues contre une Loi Travail ou pour un droit à la déconnexion. Il y a ceux qui voient beaucoup plus loin et qui prédisent la fin du travail en s’appuyant sur la révolution numérique et l’ère des robots (je vous invite d’ailleurs à lire Sans emploi de R. Lioger à ce propos). Je vois dans ces divers positionnements le début d’une forte évolution dans le domaine du travail et c’est cela qui m’a conduit à m’interroger sur notre futur rôle dans les ressources humaines. L’image des dirigeants des entreprises n’est pas toute dorée ! Pourquoi ? Et que faire ?

La fameuse Loi Travail …

L’année 2016 a été marquée par les manifestations contre la loi Travail, qui dénonçaient le fait qu’une fois encore, l’Homme allait devoir servir l’économie alors que l’économie est née pour servir l’Homme … Nous sommes « contre la Loi Travail qui va faciliter les licenciements et la tâche des employeurs devant les Prud’hommes, […] contre les patrons qui ne vont pas manquer d’imposer leur vision en remplaçant le code du Travail par des « règles maison », [qui vont] pérenniser des conditions intolérables de travail » écrit Didier Ghacham, Secrétaire général SNJ IdF dans l’édito de la SNJ Info de janvier 2017. L’image des entreprises et de leurs dirigeants reste définitivement négative. Il n’est pourtant pas si évident que ce texte de la Loi Travail cherche à supprimer la protection des salariés. Les négociations se font effectivement de façon plus souple au niveau de l’entreprise (et non plus au niveau des branches) mais ce n’est pas pour autant qu’il n’y a plus aucun contrôle.

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Les dérogations au repos minimal ou encore à la durée de travail hebdomadaire se trouvent justifiées par le fait que toutes les entreprises ne suivent pas le même rythme et qu’il faut permettre à chacune d’adapter son rythme de travail à ses besoins. Pensons par exemple aux secteurs sensibles à la saisonnalité de l’activité : agricultures, industries agroalimentaires, constructions … C’est donc une première chose de constater que cette loi de travail s’adapte à la diversité des secteurs de travail. C’est donc aux ressources humaines d’agencer les besoins de l’entreprise et la vie des salariés de façon à respecter et l’un et l’autre. C’est un compromis qu’il s’agit de trouver. Cette notion de compromis n’est malheureusement pas le fort des Français qui ont plutôt tendance à faire passer leurs intérêts propres en premier. Ces nouvelles mesures sont-elles un appel aux ressources humaines à devenir plus arrangeantes et plus compréhensives tout en restant fidèles à l’entreprise ?

Un effort de confiance à faire ?

La deuxième chose que mettent en valeur les manifestations contre la Loi Travail, c’est, à mes yeux, ce cliché du Français arrogant et égoïste. Les Français eux-mêmes n’ont pas confiance dans leurs dirigeants. Certes, le droit du travail doit être protégé mais serions-nous capables d’imaginer un dirigeant d’une entreprise du CAC40 qui ne penserait pas à son profit ? Serions-nous capables de penser une entreprise du CAC40 non capitaliste ? Serions-nous capables d’avoir une autre image du DRH que celle de celui qui licencie ? Notre vision très pessimiste du monde de l’entreprise a ses raisons d’être mais n’aide pas à changer le système. Les réformes audacieuses de la Loi Travail peuvent être interprétées, je pense, comme porteuse d’une incroyable confiance aux responsables des entreprises. Ils peuvent négocier plus librement mais pourquoi cela doit-il forcément dire qu’ils vont négocier plus violemment ? Les négociations au sein de l’entreprise se font en concertation avec les salariés, de façon indépendante vis à vis de l’employeur et en accord avec les différents négociateurs. Le but n’est peut-être pas de proposer aux entreprises d’utiliser entièrement leur flexibilité et de ne plus penser aux humains qu’elles font vivre. Le rôle des DRH devient alors ici primordial. À nous de faire le grand écart entre les intérêts des entreprises et ceux des salariés. Les DRH ont la porte grande ouverte pour entretenir avec les salariés une relation saine et fondée sur une négociation de laquelle ces derniers ne sortiraient pas perdants. Ils ont certes, d’un côté, la liberté de licencier les salariés plus facilement mais de l’autre, ils ont la liberté de les garder aussi longtemps qu’ils veulent et ainsi de renforcer le bien-être, la confiance et l’autonomie. Offrons-leur donc à eux aussi un peu de confiance !

Cette question de la confiance que l’on porte à nos dirigeants est récurrente aujourd’hui. Le dernier article de Romane Loiseau et de Déborah Malka est d’ailleurs révélateur lui aussi de ce problème : L’article propose parmi ses arguments contre le droit à la déconnexion le fait que ce n’est pas aux salariés de subir l’interdiction de se connecter. C’est aux managers d’apprendre à gérer leurs demandes et leurs e-mails de façon respectueuse vis-à-vis de la vie privée de leurs salariés. Lorsque l’on prend du recul, le problème ne semble donc pas être le travail à proprement parler mais les Français et les Françaises qui ne sont plus formés aujourd’hui à travailler avec des humains et à respecter la vie privée de ces derniers. Le système entrepreneurial n’est peut-être pas finalement l’unique problème … Ce sont aussi les femmes et les hommes qui, derrière leur bureau, n’arrive pas encore à œuvrer pour le bonheur de leurs salariés. Le travail à faire pour redorer l’image du travail est donc bien plus complexe qu’une simple réforme du travail. Je suis intimement convaincue que c’est un travail sur l’homme intérieur qui reste à faire et qui prendra son temps avant d’avoir ses effets. Si les dirigeants d’entreprises ont un travail à faire sur leur façon de gérer leurs salariés, les salariés de leur côté doivent absolument accorder plus de confiance et de crédibilité aux responsables des entreprises.

Il ne s’agit donc pas de perdre espoir devant des réformes qui peuvent sembler décevantes et agressives !

Jeanne Baldensperger

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