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L’égalité salariale, une toquade de fin d’année ?

Mais que s’est-il passé le 7 novembre 2016 à 16h34 et 7 secondes ? Si vous ne vous en souvenez pas, c’est parce que maintenant nous sommes en 2017 et que rien n’a changé. Oui c’est un problème, oui ce n’est que du bon sens. 

Rien de nouveau sous le soleil ?

Tout d’abord, rappelons les faits : Le collectif « les Glorieuses » a appelé les femmes à quitter leur poste le 7 novembre 2016 à 16h34 et 7 secondes. Pourquoi ? Car à partir de cette date précise les femmes ont travaillé « bénévolement » jusqu’au 31 décembre. Je m’explique : si les femmes étaient payées autant que leurs homologues masculins, elles auraient pu s’arrêter de travailler à cet instant T, et ce jusqu’à la fin de l’année. C’est une simple histoire de mathématiques : les 38,2 jours ouvrés restant représentent la différence de salaire entre les deux sexes. En étant payées 15,1% de moins en moyenne (Eurostat 2010) les femmes gagneraient alors autant que les hommes sur l’année (ce qui est révélateur du privilège masculin). Le vrai problème ? C’est que ça n’ait pas l’air d’être un problème justement. Nous serions-nous résignés ?

Malgré le fait que de nouvelles mesures soient prises au sujet de l’égalité hommes-femmes telle la possibilité de réclamer en référé la rémunération des collègues ou plus largement le fait que les entreprises aient des obligations à tenir en la matière sous peine de sanctions ; l’égalité n’est toujours pas au rendez-vous. Plusieurs causes peuvent être mises en avant notamment la sous-représentation des femmes dans les métiers qui rémunèrent le plus ; ou encore les stéréotypes qui, malgré l’arrivée du XXIème siècle ont toujours la vie dure au sujet des métiers dits « d’hommes » et ceux, selon la norme « réservés » aux femmes.  A tel point qu’il arrive même que certains secteurs recherchent activement des femmes/des hommes afin d’installer la parité mais peinent à en trouver. Sans parler des temps partiels qui restent principalement féminins. Une des preuves que certaines questions sur la grossesse et la maternité ne sont pas encore totalement résolues. Pour finir, le sempiternel plafond de verre est toujours bel et bien une réalité… Voir l’article « Pourquoi les femmes ne s’autorisent-elles pas à briser le plafond de verre » de CelsaRH. Ainsi si rien ne change, l’égalité salariale entre les hommes et les femmes ne sera atteinte que dans 170 ans, soit en 2186. Est-ce quelque chose que l’on doit tout simplement accepter ?  Même si l’assignation des femmes au privé et aux tâches du foyer ont un jour été la condition matérielle pour les hommes d’accéder à différents postes en leur assurant une certaine disponibilité, en 2017 (comme en 2016) il existe assez d’alternatives pour repenser le système. Ne nous cachons plus derrière un déterminisme de mauvais aloi.

A problématique forte, mobilisation importante ?

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Bien que cette question fasse de plus en plus de bruit en France, la mobilisation reste ridicule. Ce mouvement, qui n’est pas Franco-français, a pris racine en Islande et est bien édulcoré sur notre territoire. Lundi 24 octobre dernier, des milliers d’Islandaises et d’Islandais ! (Chapeau bas aux hommes investis) ont quitté leur lieu de travail à 14h38. Ce geste symbolique avait pour vocation de montrer leur mécontentement vis-à-vis des inégalités salariales (14% d’écart salarial en Islande). Le rassemblement a été massif, bien que le pourcentage des inégalités soit moins élevé que celui de la France et incomparable au 59% mondial (rapport 2016 du Forum économique mondial (WEF) portant sur 144 pays).

Aujourd’hui il est inimaginable de se dire « anti égalité salariale » et le mouvement est maintenant extrêmement relayé dans la presse, sur les réseaux sociaux et tient une bonne place dans nos conversations ou, à défaut, a tenu une bonne place dans nos conversations au début du mois de novembre. Mais ça s’arrête là. Même la jeune génération ne paraît pas s’insurger plus que ça. Pourtant nous avons été biberonnés à l’égalité des sexes, à un idéal de parité. Dans un monde où les femmes sont maintenant majoritairement professionnellement actives l’égalité salariale bénéficierait à toute la société. Mais c’est comme si la révolution des mœurs s’était arrêtée sur cette interrogation, inachevée.

Une question qui tourmente les entreprises ?

Pourtant cette question de l’égalité des salaires reste constamment prégnante au sein des pôles RH des entreprises et on la retrouve entre autre dans les problématiques de marque employeur. On peut évoquer le déferlement médiatique qu’avait provoqué la publication par la SCNF de ses 4% d’écart salarial entre les hommes et les femmes (non sans afficher une certaine fierté). Certains ont salué ce résultat, d’autres se sont insurgés sur l’absurdité de la chose : une entreprise qui se félicite d’être à 4% alors qu’il serait normal d’être à 0 ? Au moins cette annonce a eu le mérite de continuer à faire parler du sujet un peu plus longtemps.  A moi, jeune étudiante en RH, l’absence de réelle mobilisation pour l’égalité salariale reste un mystère. Celle-ci ne serait-elle pas un marqueur de plus d’une société en bonne santé, de modernité ? La France pourrait même en faire un signe de démarcation : devenir la première nation à brandir haut dans le ciel le drapeau de l’égalité salariale. Mais non, comme bien souvent ce qui ne touche que la partie féminine de la population (la moitié tout de même…) n’est pas une priorité. Mieux vaut soumettre de peur d’être soumis.

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Et les politiques dans tout ça ?

Enfin, pour les politiques non plus (de sexe masculin comme de sexe féminin) l’intérêt et l’investissement pour cette problématique ne semblent pas remarquables. L’attitude de la ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, en a été grandement représentative. Bien qu’elle ait salué l’initiative du 7 novembre, elle-même avait prévenu qu’elle ne pourrait pas quitter son bureau et donc en faire partie. Au final  peu de personnes sont sorties dans les rues en France et aucun préavis de grève n’avait vraiment été déposé. Seuls 10 rassemblements avaient été prévus dans le pays. On semble oublier qu’à la mesure du reste l’égalité salariale ne sera pas donnée, elle devra être conquise. Et ça tombe bien, c’est l’heure des bonnes résolutions.

 

Alice Lokiec-Legoy

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