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Pourquoi doit-on travailler quand on est grand ?

Les enfants ont tendance à poser des questions qui nous invitent à reconsidérer des situations qui nous semblent aller de soi. Ces petits philosophes nous invitent par exemple à nous interroger sur le travail. En effet, depuis que l’Homme existe et travaille, le travail est souvent pénible, c’est un fardeau, une obligation. Aujourd’hui, cette dimension de pénibilité redouble dans la conception du travail qu’ont les générations en âge d’entrer sur le marché du travail. C’est pourquoi elles se sont surement demandé et se demandent encore : « pourquoi doit-on travailler quand on est grand ? »

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Le travail au cœur de l’accomplissement de soi

C’est la question que pose Olympe, 5 ans, à Noëlle Breham dans l’émission Les P’tits bateaux de France Inter. Le philosophe Bernard Stiegler tente de lui répondre. Il rappelle d’abord qu’il fut un temps où on travaillait quand on était petit : il fallait garder les moutons plutôt qu’aller à l’école. Les grandes vacances étaient d’ailleurs faites pour permettre aux enfants de participer aux récoltes. Mais à la question « pourquoi faut-il travailler ? », Bernard Stiegler répond : « parce que l’être humain c’est un être inachevé ». En effet l’être humain est débile, au sens de sans défense, faible, inachevé. C’est pourquoi on dit qu’il est prématuré. L’Homme doit dès lors travailler pour développer des organes, et ainsi s’achever.

Dans ses publications, Bernard Stiegler différencie l’emploi et le travail. L’emploi c’est ce qui est sanctionné par le salaire, qui permet d’avoir du pouvoir d’achat. Le travail c’est ce qui fait qu’on se développe en faisant quelque chose : « Par exemple moi, je fais mon jardin, et ça m’apporte quelque chose ». Travailler c’est se développer en accomplissant quelque chose. Il ne s’agit pas seulement de venir au bureau pour toucher son salaire, la profession doit intéresser et motiver.

Ainsi, travail et motivation au travail ne devraient faire qu’un. A titre d’exemple, Stiegler étudie les travailleurs du logiciel libre de l’INA (Institut National de l’Audiovisuel), qui sont intéressés et motivés par leur travail : « ils sont spontanément actifs, à l’écoute et porteurs d’initiative sans que personne n’ait à exiger d’eux qu’ils le soient ». Dès lors, on doit travailler essentiellement parce que le travail participe à l’accomplissement de soi.

Le travail fondamental à l’identification sociale

A la question posée par Olympe, on serait tenté de répondre : « pour gagner sa vie ». Seulement, l’obstacle financier est contournable, puisqu’il existe d’autres moyens de gagner de l’argent. Mais un obstacle qui, lui, n’est pas contournable est celui de l‘exposition sociale.

Nous sommes dans une société « où l’identification sociale de l’individu s’apparente souvent à l’invocation de son activité professionnelle (Que fait-il dans la vie?) » (Riutort, 2004). L’activité professionnelle paraît presque remettre en question certains des attributs sociaux essentiels. C’est par ailleurs l’un des regrets qu’éprouve Antoine de Saint-Exupéry dans Le Petit prince :

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« Les grandes personnes aiment les chiffres. Quand vous leurs parlez d’un nouvel ami, elles ne vous questionnent jamais sur l’essentiel. Elles ne vous disent jamais « Quel est le son de sa voix ? Quels sont les jeux qu’il préfère ? Est-ce qu’il collectionne les papillons ? » Elles vous demandent : « Quel âge a-t-il ? Combien a-t-il de frères ? Combien pèse-t-il ? Combien gagne son père ? » Alors seulement elles croient le connaître. »

Il est aisé de penser que la question de la profession – « que fait-il dans la vie ? » – appartient à la série des questions posées par les « grandes personnes ». Si cette question ne doit pas remettre en cause les attributs sociaux de l’Homme, elle donne en revanche une place importante à l’existence de l’individu dans la société. Le travail représente en effet une grande partie de la vie et, surtout, occupe aussi une grande partie de la population. C’est dans ce cadre que le sociologue Emile Durkheim accorde une grande place aux relations professionnelles dans la vie sociale. Pour lui, l’affirmation d’une morale professionnelle s’avère indispensable pour réguler la vie sociale.

Finalement, on doit travailler « quand on est grand » pour répondre, d’une part, au besoin d’achèvement et d’accomplissement de soi et, d’autre part, au besoin d’identification et de régulation sociale. Mais il faut rester vigilant face à certaines tensions qui peuvent naître du travail, notamment lorsque le travail ne devient plus que l’emploi, au sens où l’entend Bernard Stiegler. Aussi, d’après A.Weinber (Sciences Humaines n°242), les tensions entre les aspirations fondamentales de l’Homme et la réalité peuvent être à l’origine d’un enchaînement continu entre engagement et désengagement au travail.

Adélie Touleron

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