Though viagra online prescription Too genericviagra4u-totreat.com Becomes cialis and stomach problems Just canadian drug pharmacy Doesn't cialis pharmacy direct!

« Merde la DRH »

Si vous faites partie des 20 millions de spectateurs ayant vu le film Bienvenu chez les Ch’tis, cette réplique ne devrait pas vous être étrangère. Bon, la sortie du film remontant maintenant à quelques années, vous l’aviez possiblement un peu oublié, et l’on vous en excusera. Mais là où vous ne pouvez vous tromper, c’est que ce « merde la DRH », même s’il est rarement formulé aussi clairement, revient bien (trop ?) souvent dans le cinéma.

C’est à partir d’une vidéo réalisée par des étudiants de l’IGS (Institut de Gestion Sociale), que j’ai voulu me pencher plus sérieusement sur la place des RH dans le cinéma. A partir d’une cinquantaine de films et d’interviews de réalisateurs, ces étudiants ont réalisé un documentaire sur le thème des « DRH et cinéma ». Ce qui en ressort est l’image d’une fonction ingrate, soumise à sa direction, peu humaine, et dont le rôle principal est de licencier au soulagement de leur PDG.

Il n’y a pas que Jean (Stéphane Freiss), DRH de La Poste dans Bienvenu chez les Ch’tis qui a le mauvais rôle.

Dans la comédie de Wendy Finerman, Le Diable s’habille en prada, le rôle des ressources humaines n’est pas non plus à son avantage. Andrea Sachs (Anne Hathaway) obtient un poste d’assistante chez Runway, grand magazine de mode à New-York dirigé par la célèbre Miranda Priestly (Meryl Streep). Le film commence par l’entretien d’embauche d’Andrea. Le monde dans lequel elle arrive lui est totalement étranger et ne semble pas l’intéresser. La surprise de Miranda face à son manque de connaissance du milieu de la mode révèle le manque d’intérêt de la part du recruteur de Runway qui n’a pas pris le temps de se soucier de qui était Andrea avant de la faire venir. Ils se seraient vite rendus compte du manque d’adéquation entre son profil et la maison d’édition. Les premières questions de Miranda témoignent de sa surprise : « Et donc vous ne lisez pas Runway ? », « Vous n’aviez jamais entendu parler de moi ? ».

Manque d’attention portée aux candidats, recrutement à la va-vite, vision d’un DRH peu aimable, c’est aussi et surtout l’image d’une fonction qui a été créée pour licencier qui revient le plus souvent à l’écran.

Dans Tu peux garder un secret?, comédie d’Alexandre Arcady, Laurence Boccolini incarne une DRH acariâtre, sous la tutelle de son patron indécis (Pierre Arditi) qui s’engage à trouver « ce qu’il faut » pour virer l’héroïne du film.

Une nouvelle fois, c’est une vision austère de la fonction RH qui apparaît dans Deux jours, une nuit, film des frères Dardenne sorti en 2014. Sandra (Marion Cotillard) est employée dans une entreprise de panneaux solaires et sort d’un arrêt maladie pour dépression. Pendant son absence, son patron a réorganisé l’usine en distribuant le travail de Sandra aux autres employés. A son retour, il soumet ceux-ci à un dilemme : le choix entre conserver leur prime de 1 000 euros ou le maintien de l’emploi de Sandra en perdant la prime. Le responsable RH incarne quelqu’un d’inhumain, sans pitié face au mal-être de Sandra et qui n’hésite pas à mettre les salariés dans une situation terrible pour ne pas porter la responsabilité du licenciement.

Cet extrait de la fin du film (spoiler, attention !) montre l’hypocrisie de l’employeur qui, pour se donner bonne conscience, préfère ne pas renouveler les contrats plutôt que de licencier, ce qui est une chose complètement différente  selon lui : « c’est pas licencier, c’est que son contrat ne sera pas renouvelé ».

Pourquoi une vision si réductrice ?

Le cinéma semble occulter bien des aspects de la fonction RH et en donner une vision très réductrice. Cela entraîne l’alimentation d’une vision négative de la fonction dans l’inconscient collectif, l’image de personnes aigries, sans cœur, hypocrites…

Or, n’est-ce pas le rôle premier de la fonction RH que de s’engager pour ses salariés, pour leur bien-être, leur épanouissement, de les aider à progresser, à trouver leur juste place au sein de l’entreprise ? Vision idéaliste certes, c’est pourtant la motivation essentielle que doit avoir un DRH pour bien remplir sa fonction et c’est ce que s’efforcent de faire nombre d’entre eux.

Pourquoi alors tant de haine contre les RH au cinéma ? Serait-ce pour créer une tension propre à cet art et mettre du piment dans les synopsis ? N’est-il pas possible de faire un bon film avec de bons RH ?

Et vous, à quels films pensez-vous quand on vous parle de RH au cinéma ?

Vous aimerez peut être aussi...

2 Réponses

  1. décembre 14, 2016

    […] "Merde la DRH". Si vous faites partie des 20 millions de spectateurs ayant vu le film Bienvenu chez les Ch’tis, cette réplique ne devrait pas vous être étrangère. Bon, la sortie du film remontant maintenant à quelques années, vous l’aviez possiblement un peu oublié, et l’on vous en excusera. […]

  2. décembre 16, 2016

    […] « Merde la DRH » […]

Laisser un commentaire