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«Pauses clopes» et tabous

Pour lutter contre le tabagisme passif, responsable de plus de 5000 décès par an, le Code de la Santé publique interdit de fumer dans les lieux collectifs depuis 2007. Cette interdiction va dans le sens de l’amélioration de la santé physique des travailleurs, mais a engrangé de nouvelles problématiques pour les entreprises…

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La perte de temps des « pauses cigarette » : une moyenne de 3 077 dollars de plus par an qu’un non-fumeur

C’est ce qu’a en effet montré une étude de l’université de l’Ohio publiée en 2013 : les fumeurs coûtent environ 5 186 dollars de plus par an à leur entreprise, et 60% de cette somme est due aux pauses cigarettes, imposées aux fumeurs par la loi anti-tabagisme passif. En effet, les fumeurs n’ayant plus le droit de fumer sur leur lieu de travail, ils sont contraints de faire leurs « pauses cigarettes » dans la rue ou dans une petite cour extérieure. Un effet secondaire de taille, puisque une pause cigarette dure en moyenne 15 minutes, et un fumeur en effectue plusieurs dans sa journée de travail. En additionnant toutes ces pauses, on arriverait ainsi à une perte de 80 minutes par jour pour les gros fumeurs, explique Bernard Dautzenberg, pneumologue et président de l’Office français de prévention du tabagisme.

A quoi correspondent les 40% restants ? Directement lié aux pauses cigarettes, le « présentéisme » des fumeurs représente 9% de cette perte de 5 186 dollars : pour compenser la perte de temps, les fumeurs restent plus longtemps au travail… mais ce temps supplémentaire n’est pas productif. L’autre cause évoquée par l’étude de l’université de l’Ohio n’est pas directement liée à l’interdiction de fumer sur son lieu de travail, mais aux mutuelles santé : les fumeurs étant plus souvent malades que les autres, l’étude estime que les entreprises paient un surcoût de cotisation. Selon l’étude, les fumeurs auraient tendance à prendre entre 2,3 et 2,9 jours d’absence de plus que les non-fumeurs, pour des raisons médicales évidentes. Une enquête du CSA Santé de juin 2009 montrait d’ailleurs que les fumeurs ont plus d’accidents de voiture que les autres travailleurs sur le chemin du travail.

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Des programmes pour aider les employés à arrêter de fumer

Très prisée par les entreprises, la méthode Allen Carr lance un pari qui semble fou : arrêter de fumer en seulement une séance de quatre heures, animée par un intervenant. L’approche se veut psychologique : les fumeurs sont amenés à « comprendre le véritable fonctionnement » de leur dépendance, afin de retrouver leur « état naturel de non-fumeur ».

Beaucoup d’autres méthodes de ce genre sont proposées aux entreprises. Le CAT, Centre Anti Tabac, offre la possibilité de devenir une « entreprise sans tabac », en pointant du doigt le fléau du conflit entre fumeurs et non fumeurs en entreprise. Sur son site web, le CAT use de chiffres choc : « l’absentéisme des salariés fumeurs est 50% plus élevé que chez les non fumeurs », ou encore « plus de 40% des fumeurs actifs décéderont avant 60 ans ». Sa promesse : faire baisser de plus de 80%  le tabagisme dans l’entreprise qui adhère au programme. D’autres entreprises encore font appel à des tabacologues, qui offrent des cures aux salariés.

Une chose est sûre, la problématique du tabagisme au travail ne fait que commencer. L’ère n’étant plus seulement à la santé physique, mais aussi au bien-être des salariés, le défi à relever pour les entreprises est désormais de parvenir à concilier les deux pour les salariés fumeurs.

 

Camille PILI

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