Though viagra online prescription Too genericviagra4u-totreat.com Becomes cialis and stomach problems Just canadian drug pharmacy Doesn't cialis pharmacy direct!

Knack, les jeux vidéos pour se faire remarquer auprès des recruteurs

Sous couvert de légèreté, la série Younger n’offre pas une vision réjouissante du monde du travail : Liza Miller, mère de 40 ans décide de se métamorphoser en jeune assistante de 26 ans pour obtenir un job. S’adapter ou mourir.  La série de Darren Star  pointe innocemment du doigt ce que les entreprises recherchent sans se donner les moyens de l’obtenir : une plasticité et une capacité de résilience de la part des salariés appuyées à un solide socle de connaissances.

Jouer pour convaincre son employeur

C’est à partir de cette intuition que Guy Halfteck a créé l’application Knack et propose sur l’Apple store trois petits jeux simples : Wasabi Waiter, Bomba Blitz et Meta Maze. La première fois que j’ai joué à Wasabi Waiters, j’avais du mal à me représenter comment le résultat pouvait être assez significatif pour décider du recrutement d’une personne.

Knack, recruter avec le jeu vidéo

Mais en y jouant une seconde fois que le jeu est devenu intéressant : ce n’est pas tant sur le résultat initial que j’étais évaluée mais sur ma capacité à m’adapter à l’environnement dans lequel j’étais immergé.

Je me retrouvais donc dans la peau d’un serveur, dans un restaurant de sushi. Il faut débarrasser les tables, prendre les commandes des clients, et ce, en fonction de sentiments simples que je dois décrypte sur leurs visages : joie, tristesse, colère, surprise. Mais ces sentiments sont de plus en plus subtiles et les clients de plus en plus nombreux et difficile à contenter. En réalité, une grande quantité de variables sont analysées dans ce jeu :

  • là où vous posez vos yeux sur l‘écran
  • la rapidité dont vous réagissez quand un nouveau client arrive
  • la capacité à prendre des risques
  • le déchiffrement des humeurs des clients

Aller droit au but par le biais de la fiction ?

Ce qui est habile, dans cette approche, c’est d’avoir investi un domaine qui est encore vierge de tout impératif de rentabilité évaluée. Ou plutôt, d’avoir investi le domaine de la fiction qui ne fait que simuler cet impératif sans qu’on en ait à subir les conséquences.  Cela garantit une certaine justesse des résultats car les réactions suscitées par le jeu ne sont, dans une certaine mesure, pas contrôlables par le joueur. Dans le champ du recrutement prédictif, ce modèle offre donc une alternative intéressante aux tests de personnalité classiques développés par AssessFirst par exemple, dont un petit malin pourrait plus facilement déjouer les logiques.  

 

Donner sa chance au plus habile

Liza Miller dans la série Younger passe un entretien d’embauche dans une entreprise d’édition. A l’évidence, son expérience professionnelle brève et son âge la pénalisent alors qu’elle a des atouts certains pour le poste.

Liza Miller dans la série Younger n’a pas su convaincre qu’elle savait s’adapter. A l’évidence, son expérience professionnelle brève et son âge la pénalisent alors qu’elle a des atouts certains pour le poste.

 

Ces qualités réelles ou en puissance, les entretiens classiques de recrutement ne parviennent pas,  en à peine une heure, à en prendre la pleine mesure. Dans cet esprit, valoriser la capacité qu’a une personne à apprendre, c’est faire un pied de nez à la hiérarchisation classique des candidats, à une manière de classifier élitiste, discriminante, volontairement ou non, et trop souvent non ajustée au réel. Comme un précédent article de notre blog l’a montré pour la start-up Clustree, les traitement des datas permet de renouveler en profondeur les critères retenus traditionnellement par l’employeur et rendre ainsi le recrutement plus fiable.  

De l’importance d’une « expérience candidat »

Qui n’a jamais été frustré en revenant d’un entretien d’embauche parce qu’il n’a pas pu parler de telle ou telle expérience, montrer telle capacité ou connaissance ? Trop souvent, on a l’impression que nous n’avons pas été vus sous son vrai jour et ce sentiment d’injustice et de frustration peut être démotivant au sortir de l’entretien.  

Quel intérêt de déstabiliser le candidat et de jouer le rôle cynique du décideur dans un entretien d’embauche ? Pour découvrir comment le candidat réagit en situation d’inconfort diront certains.  Mais la découverte de ses qualités doit elle se  faire au détriment de l’expérience candidat ? Le gaming créé de façon ludique une situation d’incertitude qui permet de saisir, sans le pousser dans ses retranchements, sa capacité à prendre des risques, à interagir avec les autres et à prendre des décisions.

Oui, dans la série Younger, le seul moyen qu’a trouvé Diana pour rendre Empirical Press résiliente et compétitive est d’embaucher une jeune assistante.  Regrettable réflexe qui n’est pas l’apanage des personnages des séries américaines. Alternative à cela, le gaming offre assurément un moyen de gagner du temps et d’économiser des moyens en embauchant une personne à partir d’une expérience qu’on lui aura fait vivre. Cependant,  les entretiens plus classiques semblent toujours indispensables pour apprécier la manière d’interagir du candidat et ses connaissances.

Cette « gamification » des entreprises répond aussi à une vision renouvelée du travail. Comme nous l’avons vu dans un de nos précédent article, ce n’est pas tant une sécurité financière qu’un épanouissement au travail que la génération Y et Z recherchent.  Regionsjob ou Monkey Tie l’ont bien compris : trouver un emploi près de chez nous ou plaire à un employeur en fonction de nos affinités sont de nouveaux enjeux dans un monde du travail redessiné.

 

Si vous n’êtes pas convaincu, sachez que le recrutement prédictif par le jeu vidéo a déjà séduit des entreprises comme Axa, pour recruter ses salariés des call centers. Aux États Unis par exemple, plus de 200 entreprises ont décidé de miser sur le potentiel et la marge de progression d’un joueur de Knack plutôt que sur ses résultats scolaires.

Si les grandes entreprises s’y mettent, pourquoi pas vous ?

Vous aimerez peut être aussi...

1 Réponse

  1. Dupont dit :

    Triste article de socialiste.
    L’idée n’est pas mauvaise mais peut être destructrice
    La technologie calcule, mesure, classe les personnalités sur des critères programmés au préalable dans des tableaux. Mais elle ne juge pas les sentiments ni les sentations.

Laisser un commentaire