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Le film Moi, Daniel Blake, entrevu par les ressources humaines

i-daniel-blake-3Primé par le Festival de Cannes 2016, le film met en scène un sénior, Daniel Blake, se retrouvant soudainement dans l’incapacité de travailler suite à une crise cardiaque. Confronté aux incohérences, puisque son médecin lui interdit délibérément de prendre le travail tandis que les assurances lui refusent les indemnités d’invalidité, Daniel Blake entame un bras de fer sans relâche avec les agences anglaises de type Pôle emploi.

 

La visée du film se veut critique, à l’encontre d’un système dont les mécanismes insensés font chaque année des victimes oubliées, au moyen d’un cynisme violent parvenant parfois à déstabiliser le spectateur, qui s’identifie facilement au personnage principal.

Le réalisme brut du film dérange ; par là-même le réalisateur entend toucher des vérités trop peu souvent dévoilées. Si l’œuvre cinématographique en tant que telle participe d’une esthétique singulière peu critiquable, je n’y ai pas adhéré pour plusieurs raisons : le film semble annihiler toute existence du libre-arbitre et de la volonté humaine, deux composantes permettant d’être résilient face à un système proprement injuste. Cependant, il faut lui reconnaître le mérite de soulever des questions sociétales fondamentales, face auxquelles les ressources humaines ne peuvent rester indifférentes.

 

Comment encadrer l’accident, la venue de la maladie dévastatrice ? Comment prendre en compte le tragique en entreprise ? Quel affect faut-il mettre dans ce genre de situations qui parfois gênent autant qu’elles désemparent ? Nous l’avons dit, Daniel Blake est en lutte constante contre les aberrations d’un système peu sensible à ses problématiques, si bien que le film se concentre exclusivement sur cette relation entre lui et les institutions telles que les agences Pôle emploi. À mon sens, d’autres acteurs auraient pu intervenir pour compléter le tableau dépeint. Qu’en est-il de l’entreprise de menuiserie au sein de laquelle M.Blake a passé l’entièreté de sa carrière ? Plus encore, pourquoi ne pas aborder les relations entretenues avec ses collègues ? Ne jouent-ils pas un rôle social à expliciter ?

 

Dernièrement, un papa dont la fille a été diagnostiquée atteinte de leucémie s’est vu généreusement attribuer 262 jours de congés, grâce à une mobilisation de ses collègues, dans l’entreprise Omnistrans. Ce genre d’action témoigne de la présence irréductible de l’affect dans l’entreprise. Qu’est-ce que l’entreprise sans l’empathie ? À ce titre, la sociologie des organisations entrevoit l’entreprise telle un élément paradigmatique de notre société. Le réalisateur de Moi, Daniel Blake entendait-il démontrer, par l’absence de soutien de ses collègues, la froideur régnant dans la société anglaise ? Une société aux prises avec un individualisme brutal ?

 

Je ne crois pas en l’éradication du personnel dans le professionnel. Je crois en sa limitation. Je crois en l’insertion de valeurs éthiques qui supplantent les intérêts rationnels économiques de chaque individualité au sein même d’une organisation. J’aurais aimé voir interagir les salariés de l’entreprise de menuiserie de M.Blake, qui eux aussi sont des acteurs sociaux éminents. L’écoute, en ressources humaines, couplée à une communication fluide et régulière, sont les clés d’un bon fonctionnement. Je suis persuadée que ces outils ne sont pas simplement des indicateurs indispensables d’une bonne pratique managériale. Ils transcendent les objectifs économiques pour créer des liens authentiques entre collègues. Je regrette que les théories du management ne comprennent pas, selon les deux acceptions que recèle le verbe « comprendre » -inclure et saisir- la gestion de ce que j’appellerais l’accident.

Nous ne pouvons pas nous cantonner à la prise en compte, aussi noble soit-elle, des risques psychosociaux. En ce moment, l’actualité RH s’articule énormément autour des problématiques de la diversité. Je suis favorable quant à l’idée de traiter l’homosexualité en entreprise, tout comme le LGBT ou la religion. Mais osons parler des cancéreux. Osons parler des diabétiques, des victimes d’AVC, des personnes atteintes du sida ou de troubles alimentaires.

Visons une diversité plus large, nous permettant de renforcer la capacité de l’entreprise et de ses acteurs à être résilients. Empêchons un système potentiellement dangereux et vicieux d’engendrer des victimes impuissantes. C’est sans doute là que se loge la finalité du film Moi, Daniel Blake : l’atteinte de la combattivité.

Alena Balouzat

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1 Réponse

  1. Maurine RH dit :

    Il me semble que ses collègues tentent la solidarité, sans que Dan ne l’accepte : un de ses collègues lui dit au début qu’il peut l’appeler s’il a besoin de quelque chose, lui offre des planches. Vers la fin, on l’invite au bar, mais il décline l’invitation.
    Au sein de l’agence, il y a certes les règles qui règnent en maître, mais une employée tente de l’aider malgré tout et (attention spoiler) est même présente lors de son enterrement. J’ai trouvé qu’il y avait une tentative de solidarité, certes timide, mais qui donne de l’espoir.

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