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La formation continue, une solution pour l’employabilité ?

D’après le code du travail, « la formation professionnelle tout au long de la vie constitue une obligation nationale. Elle vise à permettre à chaque personne, indépendamment de son statut, d’acquérir et d’actualiser des connaissances et des compétences favorisant son évolution professionnelle, ainsi que de progresser d’au moins un niveau de qualification au cours de sa vie professionnelle ».

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Cette définition, vaste, cache de nombreuses réalités, parfois très différentes : il existe près de 55 300 organismes de formation continue, dont . De la même manière, on constate qu’il n’y a que 1% de ces organismes qui ont un chiffre d’affaire supérieur ou égal à 3 millions d’euros, ce qui représente 44% du chiffre d’affaires global de tous les organismes existants. Ce sont ces mêmes 1% qui prennent en charge 38% des stagiaires.

Pour écrire cet article j’ai réalisé une interview, que vous trouverez ci-dessous, avec Caroline Perrier avec qui je travaille, diplômée du Celsa en 1991 et qui a réalisé un MBA e-business et management à l’Hetic. J’ai également échangé avec Isabelle Hugon, directrice adjointe de la société EUROSAE, qui m’a éclairée sur les enjeux et les modalités de la formation continue en France. EUROSAE est un organisme de formation continue pour les ingénieurs et cadres en fonction, de haut niveau. Cette société a repris en janvier 2005, les activités de formation continue exercées depuis 1960 par la SAE au profit des Ecoles ISAE-SUPAERO et ENSTA ParisTech, bénéficiant ainsi d’une expérience de presque 50 ans dans le domaine et ce, avant la loi du 16 juillet 1971 citée plus haut. L’objectif était, dès le début, d’offrir une « formation continuée » aux ingénieurs sortant de ces écoles.

Caroline a suivi son MBA dans le but de « capitaliser sur [ses] expériences professionnelles, en élargissant [ses] connaissances et [ses] compétences dans le domaine du digital. Mais au-delà de ce but professionnel, ce projet de formation répondait à [son] souhait d’explorer un domaine qui transforme en profondeur à la fois notre économie et notre société. ». Caroline appartient au groupe de ceux qui se forment pour rester au niveau de ceux qui sortent aujourd’hui des écoles, pour ne pas rester sur leurs acquis sans chercher à s’améliorer et donc à être productif.

D’autres personnes vont suivre ces formations, qui ne correspondent pas nécessairement à leur cursus d’origine, dans le but d’acquérir d’autres compétences que les leurs, et de pouvoir réaliser un projet qui leur tient à cœur.

Le troisième groupe est celui des personnes qui se retrouvent au chômage et qui ont la possibilité de suivre ces formations et d’opérer des remises à niveau afin de retrouver plus aisément un travail. Il faut néanmoins garder en mémoire que toutes les solutions mises en place contre le chômage par la formation continue n’ont pas porté leurs fruits. Il y a deux raisons principales qui peuvent expliquer ce phénomène : premièrement, leur faire faire des reconversions dont ils ne veulent pas forcément (n’oublions pas que lorsqu’un chômeur est en formation il n’est plus considéré comme chômeur), deuxièmement leur faire faire des formations dans des milieux qui n’ont pas de débouchés, et ce, alors qu’il existe des marchés professionnels où l’offre est supérieure à la demande.

 

Quel rôle pour l’entreprise dans le monde de la formation continue ? Elle a le devoir de maintenir ses salariés à un haut niveau de compétences, notamment techniques ; il est très important, tant pour l’entreprise que pour l’employé que ce dernier se sente compétent à son poste . La formation continue doit se repositionner au cœur du besoin des salariés et des entreprises.

Il existe également un autre type de formation propre à l’entreprise, très présent dans les startups, la formation interne. Au lieu d’avoir recours à un organisme pour former un employé à une compétence précise ou à un logiciel, c’est une personne de l’entreprise qui réalisera la formation. Cela participe à la construction d’une culture d’entreprise dont la formations serait un pilier.

 

La formation continue peut également apporter un autre avantage que l’approfondissement de ses connaissances : c’est également le lieu d’échanges professionnels en terrain neutre, puisqu’une grande partie des formateurs sont eux-mêmes des professionnels. Au sein de l’entreprise, le rôle du responsable de formation doit être considéré comme fondamental, en collaboration avec le DRH, pour l’identification et l’anticipation des besoins, en termes de formation, mais également les desiderata en termes d’évolution de carrière des salariés. Un des problèmes aujourd’hui est que ceux qui payent les formations n’appartiennent plus au service Ressources Humaines mais au service achats, et les opinons sont parfois différentes quant à l’utilité de faire faire ou non une formation.

Enfin, il ne faut pas oublier que pour qu’une formation continue soit efficace, elle doit réunir 3 participants volontaires : le participant qui doit vouloir suivre cette formation, qui doit l’avoir choisie, dans l’idéal ; le formateur, qui doit non seulement connaître son sujet et mais également être capable de transmettre ses connaissances et bien sûr l’entreprise, qui doit encourager ses employés à faire des formations et produire une veille permanente sur les besoins à venir.

 

Caroline Perrier – Promotion 1991 – Celsa

Diplômée de la Promotion 2016 – MBA de l’Hétic (école des Hautes Etudes des Technologies de l’Information et de la Communication) e-business et management

  1.       Pourquoi faire un MBA ?

Après une expérience de près de vingt ans dans le marketing et la communication en agences et chez l’annonceur j’ai eu l’opportunité l’an dernier de donner une nouvelle dimension à ma carrière professionnelle.

Mon choix s’est porté sur un MBA, une formation courte et intensive pour renforcer mes expertises dans le domaine du numérique et découvrir de nouvelles façons de travailler en équipe dans un environnement multiculturel.

  1.    S’agissait-il plus d’une reconversion ou d’un approfondissement de tes compétences ?

Dans une optique d’évolution professionnelle, l’objectif de cette formation était de me permettre de capitaliser sur mes expériences professionnelles, en élargissant mes connaissances et mes compétences dans le domaine du digital. Mais au-delà de ce but professionnel, ce projet de formation répondait à mon souhait d’explorer un domaine qui transforme en profondeur à la fois notre économie et notre société. J’ai eu l’occasion récemment de découvrir la salle informatique de l’Ecole 42 @born2code, délivrant un diplôme non reconnu par l’Etat français, qui forme des jeunes au métier de développeur, généreusement rémunérés à la sortie de l’école. L’image de centaines d’écrans d’ordinateurs de grande taille devant moi dans une même salle restera gravée à jamais dans ma mémoire.

  1.    Comment cela a-t-il été perçu par ton entourage ?

Mon choix de reprendre des études à 47 ans a été très bien accueilli par mes proches car il s’inscrivait dans la continuité de mon expérience professionnelle et répondait à mon souhait d’apprendre, de découvrir de nouvelles choses en prenant du recul sur mon métier et sur la façon dont je pouvais le faire évoluer.

Me voir travailler en groupe sur des projets à la maison le weekend end était parfois un peu envahissant pour la vie familiale. Mais tout s’est très bien passé, ma famille s’est montrée bienveillante.  Et mon mari nous voyant affairés sur nos projets nous préparait des petits plats, très appréciés par mes co-équipiers !

  1.    As-tu déjà été poussé par tes employeurs à faire ce genre de formation ou s’agit-il d’un désir personnel ?

Je n’ai pas eu l’occasion de me voir proposer ce type de formation par mes employeurs. J’ai pu bénéficier de quelques formations mais sur des durées courtes ce qui n’est pas suffisant pour appréhender l’ensemble des vastes disciplines du numérique.

Cette formation répond à un souhait et à une décision personnelle de relancer ma carrière par une formation opérationnelle, porteuse sur le marché du travail, et surtout dont le contenu me plaisait.

  1.    Pourquoi celui-ci plus particulièrement ?

Je souhaitais une formation courte mais intensive et opérationnelle, organisée autour de projets concrets. Après une analyse des différents MBA proposés dans le domaine du numérique, mon choix s’est porté sur le MBA « e-business et management » de l’Hétic car il correspondait le plus à mon projet professionnel.

L’enjeu de ce MBA n’est pas de former des développeurs ou des designers mais des professionnels capables de comprendre les enjeux du digital et d’aider les entreprises dans leur transformation digitale.

Le programme se découpait en trois grands domaines d’enseignement indispensables à la compréhension et à la maîtrise globale de l’élaboration et du développement d’un projet numérique. La première partie était composée des fondamentaux de l’e-management, de l’e-business, de l’e-marketing. La seconde partie rassemblait les fondamentaux du développement et de l’innovation technologique. Le troisième domaine du programme regroupait les fondamentaux de la création et du design multimédia.

  1.    Connais-tu des gens qui en avaient déjà fait ?

Lors de ma recherche d’un MBA, j’avais eu un retour d’expérience d’une personne sur un autre MBA formant aux métiers du numérique. Son appréciation était assez mitigée car elle jugeait les enseignements de ce MBA trop généraux dans la mesure où ils reposaient exclusivement sur des cours académiques, sans application à des projets réels. J’ai donc laissé de côté le MBA en question pour orienter ma recherche vers un MBA plus opérationnel.

  1.  Comment étaient les professeurs (s’agissait-il de professionnels ou de « véritables » professeurs ?)

La majorité des intervenants étaient des professionnels issus d’entreprises, d’agences ou parfois free-lance. Les métiers du web étant très spécialisés, les intervenants étaient des experts dans leur domaine, travaillant en agences spécialisées la plupart du temps, qu’il s’agisse d’UX, d’UI design, de web marketing, de web analytics, de référencement naturel (SEO) ou payant (SEA) pour ne citer que ceux-là.

  a) La pédagogie ?

L’originalité du dispositif pédagogique reposait sur le fait que nous avions la possibilité, en tant qu’étudiant à l’Hétic, de disposer de l’appui des héticiens (les étudiants de l’Hétic suivant le cursus de 5 ans de formation à tous les métiers de l’internet), l’entraide et l’ouverture d’esprit étant des valeurs partagées par tous au sein de l’école.

Les interventions « académiques » étaient ponctuées par la réalisation de projets en équipe de quatre personnes, à réaliser dans un temps contraint. Ces projets étaient très opérationnels puisqu’il s’agissait par exemple de prototyper un site e-commerce (desktop et mobile) et de concevoir une stratégie digitale associée pour un projet réel d’une marque.

b) L’âge moyen des participants

La moyenne d’âge des participants était de 33 ans.

c) Leurs parcours

Les 16 participants avaient des parcours très divers : Directeur d’une grande agence de publicité, ingénieur dans le secteur automobile, graphic designer, responsable search pour un moteur de recherche, directrice artistique en UX design, ingénieur en informatique et technologies du numérique…

d) Ce qui les a, eux aussi, poussés à faire un mba

Les attentes des participants vis-à-vis de ce MBA étaient différentes. Certaines personnes suivaient un prochain similaire au mien en souhaitant renforcer leurs expériences en communication et marketing avec de nouvelles compétences dans le digital pour relancer leur carrière professionnelle. D’autres participants souhaitaient créer leur start-up avec un projet entrepreneurial dans le digital qui pouvait être la création d’un objet connecté, d’une application mobile ou encore d’un site e-commerce. Le projet de fin de cursus (sur 9 semaines) était pour eux l’occasion de commencer à travailler très concrètement sur leur projet personnel avec l’appui d’étudiants de l’école et de l’équipe pédagogique.

  1.    Quel effet cela fait-il de retourner à l’école ?

Retourner à l’école après avoir travaillé durant de longues années est, dans un premier temps assez déroutant, mais l’envie et le plaisir d’apprendre en font une expérience à la fois motivante et excitante.

  1.    En as-tu retiré une réelle plus-value ?

Ce MBA m’a apporté une bonne connaissance de l’utilisation des outils numériques, des fondamentaux techniques (HTML/CSS/PHP) et design (UX, UI). Il m’a permis de renforcer mon expertise en stratégie digitale et webmarketing. Cette formation m’a donné envie d’aller plus dans mes connaissances en approfondissant certains enseignements dans une démarche personnelle.

Enfin l’enrichissement a porté également sur le plan humain puisque j’ai eu la chance de travailler, lors des divers projets « challenges », dans des équipes multiculturelles avec des personnes aux âges et aux parcours très différents. La bienveillance, l’écoute, l’entraide, le partage et la complémentarité ont animés le fonctionnement de nos groupes lors de ces projets.

  1.   Considères-tu la formation continue comme nécessaire à la vie professionnelle ?

On ne connait pas aujourd’hui les métiers de demain, les métiers actuels connaissant une évolution sans précédent du fait des mutations technologiques et de la digitalisation des entreprises. La formation à ces nouveaux métiers ou métiers émergeants signifie qu’il sera indispensable de se former tout au long de sa vie professionnelle et notamment dans des domaines, comme le marketing ou la communication, transformés par le numérique.

Les métiers du marketing et la communication, tels qu’on les pratiquait il y a dix ans, ont considérablement évolué et on ne peut pas prédire aujourd’hui ce qu’ils seront demain, compte tenu de la vitesse des évolutions du numérique. Aussi, rester, de façon permanente, dans une posture de curiosité, d’apprentissage, de partage, sera indispensable dans la vie professionnelle. Le propre de la sagesse n’est-il pas d’ailleurs d’avoir conscience que l’on ne sait rien, comme Socrate qui affirmait : L’Oracle de Delphes affirme que je suis le plus sage (car) « Tout ce que je sais c’est que je ne sais rien. » !

  1.   Penses-tu qu’il s’agisse d’un bon moyen de lutter contre le chômage ?

Se former tout au long de la vie pour développer de nouvelles compétences en lien avec l’évolution de son métier est un excellent moyen de développer son « employabilité » … ou de créer son propre travail si l’on en croit Bill Gates qui affirmait lors d’une intervention publique : « dans les 20 ans qui viennent l’emploi va disparaître ».

  1.   Estimes-tu qu’il y a encore des améliorations à faire, tant sur les offres de formation que sur les mentalités à leurs propos ?

De façon plus générale je suis convaincue que le système éducatif n’est plus adapté à l’évolution de notre société et du monde du travail. Les modes d’organisation du travail, tels qu’ils existaient avant la révolution digitale, explosent littéralement, nul n’est sensé l’ignorer. On parle de transversalité, d’interactivité, d’agilité, d’innovation, de disruption dans les entreprises, qu’il s’agisse de start-up ou de grandes entreprises. A quand un nouveau mode de pédagogie plus innovant pour redonner le goût et le plaisir d’apprendre ?

Au sein des entreprises les Directions des Ressources Humaines innovent peu en matière de sourcing de leurs formations en France. Elles sont habituées à recruter souvent dans les mêmes écoles. Dans ce domaine une progression est souhaitable car la préparation aux nouveaux métiers ou émergeants ne sont pas nécessairement proposées dans les écoles les plus connues des recruteurs. Questionnez plusieurs DRH en leur demandant si ils connaissent l’Hétic, la première école en France à former aux métiers du web, créée en 2001 au tout début de l’internet … vous serez surpris(e) par leurs réponses.

  1.   Considères-tu qu’il soit du devoir d’une entreprise de proposer à ses employés de se former tout au long de leur carrière ?

C’est bien de devoir de formation dont il s’agit car il est essentiel que l’entreprise s’efforce de maintenir activement les compétences de ses collaborateurs, pour préserver leur employabilité.

Et il est essentiel que les plans de formation soient anticipés et bien élaborés tant sur le plan de la diversité des formations proposées que des formats proposés, dans une logique de co-construction entre le collaborateur et son entreprise. Cela nécessite indéniablement des ressources en temps et en moyens financiers.

 

J’aimerais conclure cet article sur un point très important : se former tout au long de sa vie n’est pas seulement du fait de l’entreprise, cela demande une curiosité intellectuelle constante, ce n’est pas seulement primordial sur le plan professionnel (pour retrouver du travail ou faire évoluer sa carrière) ; ça l’est aussi sur le plan de l’enrichissement personnel.

Accepter de retourner sur les bancs de l’école n’est pas forcément une décision facile à prendre, a fortiori lorsqu’il s’agit de formations longues pouvant aller jusqu’à une année.

C’est pour cette raison que la motivation personnelle reste l’élément primordial à toute formation continue : forcer quelqu’un à suivre une formation ne produira aucun résultat, si ce n’est une perte d’argent pour l’entreprise et une frustration pour l’employé.

Gaëlle Martin

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1 Réponse

  1. juin 23, 2016

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