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Table ronde CELSA-ANDRH : l’histoire et la mémoire en entreprise

Le 28 janvier dernier, nous avons eu le plaisir d’assister à la table ronde organisée par l’ANDRH (l’association nationale des DRH) en partenariat avec le CELSA, pour la sortie du 29ème numéro de la revue Sociologies Pratiques. Pendant plus d’une heure, le sociologue Mathieu Hocquelet, et le DRH de Panhard, Aymeric Brellman, nous ont parlé d’Histoire, de Mémoire et du Passé au cœur des organisations.

 

Crédits photo : Bénédicte Ravache

Crédits photo : Bénédicte Ravache

Le grand plongeon de la revue Sociologies Pratiques dans le passé des entreprises

Cette revue, fondée par Renaud Sainsaulieu, a le projet éditorial d’une sociologie appliquée qui fasse dialoguer le monde académique et le monde professionnel, entre compréhension et action, pour comprendre le changement social. Elle est née d’une fusion d’idées entre d’un côté, l’association professionnelle des sociologues en entreprise, et de l’autre, des sociologues et étudiants en sociologie, qui travaillent sur le développement social. La revue publie donc chaque année deux numéros, avec un thème prédéfini. C’est dans ce cadre qu’est né le numéro 29, dont le dossier est entièrement consacré aux usages du passé au sein des organisations.

La table ronde du 28 janvier était animée par Julien Tassel, maître de conférences au CELSA et coordinateur du numéro 29 de la revue. Nous avons pu découvrir que la saisie du passé se fait par le biais de l’histoire mais aussi par un biais plus direct et plus affectif : celui des mémoires individuelles et collectives.

Quel intérêt peut-il y avoir à creuser son passé, en tant qu’entreprise ? Dès les années 1980, celles-ci ont interrogé leur identité passée pour mieux définir leur présent… et ce faisant, leur devenir. L’histoire d’une entreprise lui donne un appui sur lequel se reposer, elle lui donne les moyens de créer et de façonner sa culture, tout cela face à un présent toujours plus instable. La mémoire, quant à elle, peut consolider l’identité de l’entreprise et la renforcer autour de certaines valeurs. Reste à savoir quelle approche profiterait le plus à l’organisation : la mémoire, qui relève davantage de l’affect, ou bien l’histoire qui s’inscrit dans une approche plus générale ?

Le cas Walmart : jusqu’où la mémoire peut-elle être employée au service de l’entreprise ?

Pendant la conférence, le sociologue de la Freie Universität Berlin, Mathieu Hocquelet, nous a ouvert les yeux sur le poids que la mémoire peut avoir sur une entreprise, en nous présentant celle de Walmart.

Avant les années 90, Walmart était une grande distribution qui recrutait en grande partie des employés peu qualifiés. Il était donc très important de savoir mobiliser toutes les catégories d’employés et d’avoir en permanence un modèle de référence commun à tous… surtout qu’à l’époque, l’entreprise était en pleine expansion. Ainsi, elle a mis en avant la figure fondatrice de Samuel Walton, qui a été qualifié de « servant-leader » : un dirigeant au service de ses associés. Il a fallu se réapproprier le passé de l’entreprise, pour instaurer une cohésion entre ses trois millions d’employés, à travers une mémoire collective.

Et pourtant, les restructurations discrètes de la multinationale à partir des années 90 l’ont forcée à remettre en question la manière dont elle présentait son passé. Suite au décès de Sam Walton, et à la baisse nette de l’ancienneté moyenne (un employé de Walmart reste aujourd’hui environ 3 ans au sein de cette entreprise), la vieille époque est de plus en plus contestée, et de plus en plus d’employés revendiquent un passé qui diffère d’une mémoire unique et officielle…

Comment répondre à ce besoin de dire son vécu, d’entretenir les souvenirs sous un prisme plus personnel ? Peut-être que l’entreprise pourrait pousser les employés à parler en leurs noms, à travers l’usage du digital (sur un site comme Glassdoor, par exemple)… En effet, même si cette solution a ses limites, cela pourrait permettre à plusieurs voix de circuler, en se complétant plutôt qu’en se contredisant…

Le cas Panhard : quand l’Histoire est un atout majeur pour la culture d’entreprise…

L’histoire d’une entreprise permet donc de l’inscrire dans le temps, renforçant ainsi sa légitimité en tant qu’organisation. Dans ce sens, Le Directeur des Ressources Humaines de Panhard Défense Automobiles, Aymeric Brellmann, a tracé pendant la conférence le passé très orienté de son entreprise vers l’automobile… et ce, malgré sa fabrication d’armements, qui est à l’origine de l’entreprise.

En effet, malgré son industrie très militaire, Panhard a été intégré à Peugeot-Citroën, puis cédée à Auverland, avant d’être revendu au Groupe Volvo dans le cadre du Renault Tracks Defense. Conscient d’avoir été une grande marque automobile que toute une génération côtoyait, Panhard accentue son héritage en présentant, sur ses sites, des anciens véhicules construits dans les années 50. Le bâtiment historique de leur ancien siège porte d’ailleurs une plaque commémorative, qui incite au « pèlerinage », non seulement de la part des clients, et des fournisseurs… mais aussi des nouveaux employés.

Cependant, la culture automobile qu’apporte l’entreprise Peugeot-Citroën pose tout de même certaines difficultés, car elle reste très tournée vers la France. Mais par « petites touches » Panhard s’ouvre à l’extérieur, selon Aymeric Brellmann, et ce malgré leur hiérarchie et la grande durabilité de leurs véhicules, qui ne facilitent pas toujours la voie au changement… Depuis son intégration au groupe suédois Volvo en 2012, Panhard a dû s’adapter. Rester fier de son héritage et rendre honneur à l’histoire de son entreprise sont, certes, des priorités ; le plus dur reste encore de concilier le tout aux avancées globales des entreprises, qui reposent aujourd’hui plus que jamais sur la performance et le profit.

Si cette table ronde a pu nous apprendre une chose, c’est que plus une entreprise a du vécu, plus elle gagnerait à entretenir son passé. Le mieux serait alors de concilier à la fois mémoires collectives et mémoires personnelles, qui renforcent l’adhésion à l’entreprise, et qui viennent compléter une histoire qui s’inscrit dans la grande Histoire, afin de rendre l’organisation immémoriale.

Un grand merci à Bénédicte Ravache et Kevin Sergent, membres de l’ANDRH pour leur présence, ainsi qu’à Julien Tassel pour avoir animé la conférence. Merci également à Mathieu Hocquelet et à Aymeric Brellman, pour leur intervention. Ce serait avec plaisir et beaucoup d’intérêt que nous accueillerions à nouveau des membres de l’ANDRH. Nous espérons donc pouvoir dire : à l’année prochaine !

 

Lucie Liu et Margot Moroux

(Merci à Julien Tassel pour les retours et les corrections qu’il nous a apportés !)

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1 Réponse

  1. octobre 13, 2016

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