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Homophobie et sexisme : le double plafond de verre des lesbiennes au travail

Selon une étude de l’association l’Autre Cercle, réalisée en 2011, un tiers des lesbiennes déclarent avoir subi des agressions ou être harcelées sur leur lieu de travail. Chiffre encore plus éloquent : elles sont 52 % à être victimes d’au moins une discrimination, homophobe ou sexiste, dans le cadre professionnel, et 22 % à avoir vécu les deux.

Affiche de l'Inter-LGBT pour mobiliser sur le fort taux de suicide chez les homosexuels, bi et trans

Source:  Inter-LGBT

Doublement victimes, la plupart de ces femmes renoncent à signaler l’incident ou préfèrent se taire. Selon une enquête de SOS Homophobie, datée de 2015, seuls 11 % des signalements de lesbophobie concernent le monde du travail. Une démarche jugée inutile par les intéressées, puisque dans la grande majorité des cas (68 %), l’entreprise ou l’administration qui les emploie au mieux négocie une transaction en « déplaçant » l’agressée, au pire minimise la plainte, voire la nie.

Ces discriminations ont notamment pour conséquence la volonté, pour les femmes lesbiennes, de s’effacer dans la sphère professionnelle. Dans l’enquête de l’Autre Cercle, une jeune femme témoigne : « (…) on peut s’autocensurer, ne pas parler de sa vie même si c’est pour dire qu’on a fait une balade ce week-end, sans parler de sa vie intime ou dévoiler sa vie privée. J’ai fini par prendre le rythme, je parle beaucoup, de tout et de rien, finalement ça n’a rien d’intime, mais je raconte plein de trucs. »

La femme homosexuelle victime et de lesbophobie et d’hétérosexisme voit donc une grande partie de son identité niée. Cette négation peut conduire à développer une image de soi négative. L’on déplore ainsi de graves conséquences sur la santé mentale de ces femmes « invisibles » : dépression, tentative de suicide, départ non choisi, perte de confiance, baisse de l’estime de soi… Enfin, la peur de l’homophobie peut conduire à se conformer aux normes de genre hétérosexuel : porter une tenue féminine, par exemple. L’homophobie est alors perçue comme une forme de « punition », infligée à des femmes en marge des normes hétérosexuelles.

Au-delà de la question de l’orientation sexuelle, c’est bien les normes hétérosociales qui régissent notre société que vient interroger ce phénomène. Et les réponses à apporter doivent donc en tenir compte. On comprend aisément qu’il n’est pas tant question d’appliquer des politiques antidiscriminatoires que de renverser le système selon lequel l’hétérosexualité est la norme. C’est parce que les lesbiennes ne sont pas conformes aux normes et aux attentes liées à la catégorie des femmes qu’elles sont victimes de pression sociale. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les lesbiennes qui parviennent à se « normaliser » (c’est-à-dire à correspondre aux représentations que la société hétéronormée se fait des femmes) sont celles qui réussissent le mieux à se faire accepter.

Pourtant, c’est bien par l’affirmation de soi et de son identité propre qu’il est possible de s’épanouir. Malheureusement, comme le montre Lucie Liu dans l’article « Le coming-out en entreprise : Faut-il mettre sa sexualité au placard ? », le coming-out reste considéré comme une « prise de risque », et « seulement 7% des entreprises qui possèdent une politique de diversité mentionnent ce critère. » Ceci étant dit, il faut relativiser ces chiffres : si le coming-out reste tabou, la promotion de la diversité et l’égalité des chances est en marche, de sorte que de plus en plus de grandes entreprises comme L’Oréal ou Orange – qui s’est engagé à respecter « l’égalité professionnelle hommes-femmes » et a renommé son congé « paternité », congé « parentalité » – adoptent de nouvelles politiques en faveur des femmes et des LGBT.

Comme le démontre la chercheure Vanessa Watremez, dans « L’Hétérosexisme et la lesbophobie vécus par les lesbiennes dans le milieu du travail », c’est donc l’ensemble des normes de genre et des normes hétérosociales qu’il faut questionner pour remettre en question les normes du travail et les redéfinir sur des bases plus égalitaires. Si l’objectif est ambitieux, rappelons que le bonheur au travail est toujours possible. (Cf. « Le bonheur au travail n’est-il qu’une illusion ? » par Justine Hochemain)

 

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