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Le célibat géographique : entre opportunité professionnelle et contrainte familiale

Le célibat géographique : entre opportunité professionnelle et contrainte familiale

Sous cette expression quelque peu énigmatique se cache une réalité bien étrange : certains salariés se voient contraints de jongler entre deux lieux de résidence. S’ils vivent le week-end au sein de leur famille, ils quittent le domicile conjugal chaque lundi venu afin de rejoindre leur poste situé dans un tout autre bassin d’emploi.

Célibat géographique

 

Je mène une double vie et j’aime ça
Les célibataires géographiques passent donc toute la semaine loin de leur famille, et ce en dépit de leurs responsabilités familiales et leur statut matrimonial. Marié, pacsé, en couple, avec ou sans enfants à charge, ces salariés mènent une vie professionnelle et familiale qui ne correspond en rien aux canons habituels. Et pourtant, ce dispositif original permet véritablement de conjuguer logiques professionnelle et familiale.

Premier avantage notable, le conjoint du salarié mobile est libre de conserver son emploi et son indépendance. En effet, suivre son partenaire muté n’est pas toujours chose aisée, et implique parfois un ralentissement ou une interruption de carrière non désirés, et dans certains cas une désociabilisation douloureuse.

De son côté, le salarié mobile est libre d’accepter une opportunité de carrière qu’il aurait pu manquer sans cela, les mobilités traduisant généralement un avancement, si ce n’est une véritable promotion. Mais si ce célibat par intermittence maintient un équilibre professionnel au sein du couple, il assure aussi espace résidentiel et familial stable, auquel le couple peut être attaché.

Par ailleurs, de potentiels enfants se féliciteront sans doute de ne pas avoir à quitter écoles, famille élargie et amis et poursuivre tranquillement leur petit bonhomme de chemin. Ce genre de dissociation des lieux de résidence d’un des deux parents permet au reste de la famille d’évoluer dans un environnement globalement plus propice à la vie familiale – la majorité de ces célibataires quittant ainsi la paisible province pour gagner le désordre parisien.
Célibataire par intermittence et travailleur à plein temps

Néanmoins, si ce faux célibat permet de satisfaire à la fois un projet familial et professionnel, le quotidien n’est pas toujours si rose. A la longue, un tel éloignement risque de s’avérer préjudiciable pour la famille en question, puisque les absences durables et répétées d’un des deux parents sont susceptibles de perturber le noyau familial. D’un coté, le salarié en exil risque d’adopter un rythme totalement différent entre la semaine et le week-end, et cette schizophrénie est susceptible de se répercuter à la fois sur son travail et ses liens personnels. Vivre cinq jours d’affilé sur son lieu de travail, loin des siens, reste souvent synonyme de désert social et affectif.

Dans son enquête intitulée Devenir célibataire géographique ? Arbitrages conjugaux et familiaux suite à la délocalisation d’une usine, Cécile VIGNAL rapporte ainsi que « alors que personne ne les attends chez eux, qu’il n’y a pas d’activités de loisirs auxquelles se rattacher, certains salariés préfèrent réaliser des heures supplémentaires (…). De plus, les sociabilités hors travail entre les salariés [de l’usine] sont très souvent limitées et ne comblent pas le manque de relations amicales ou familiales ».

L’analyse se poursuit en faisant état de la recomposition parfois complexe des liens familiaux une fois le week-end venu, et l’auteur explique qu’un « déséquilibre dans le couple s’installe au fur et à mesure ». En effet, le parent ou le conjoint non mobile doit gérer à lui seul le foyer et les éventuels enfants du couple. Lorsque la présence du conjoint s’apparente plus à un événement qu’à une véritable routine, il peut être difficile, le vendredi venu, de revenir à un mode d’organisation tout à fait différent. Il faut encore ajouter cela la difficulté de maintenir l’intimité du couple à distance, et l’on comprend dès lors aisément que des tensions familiales peuvent survenir et avoir un réel impact sur le travail du salarié.

Un statut à double tranchant ?

Cette vie familiale et conjugale en pointillés peut vite se révéler extrêmement compliquée à gérer : à terme, c’est l’équilibre personnel du salarié qui est mis en jeu. Or, comme le précise Christina GIERSE, rédactrice en chef du site internet Vivre à l’étranger.com, si ces situations de célibat géographique sont vécues douloureusement, la qualité du travail fourni par la salarié risque d’être revue à la baisse. Les salariés travailleront peut être plus, mais cette plus grande implication ne sera pas synonyme d’efficacité accrue. Les recruteurs peuvent alors se retrouver dans ce genre de situation gênante ou leur propre poulain leur fait finalement défaut.

Il est donc important que les professionnels des RH prennent conscience de la particularité de ce statut et gèrent ces salariés en conséquence. Un accompagnement sur mesure doit être réalisé afin que ce mode de vie ne se répercute pas négativement sur l’efficacité de l’employé. Les entreprises ont après tout beaucoup à gagner avec ce dispositif, puisqu’elles s’épargnent ainsi la prise en charge de toute une famille. Rembourser les frais hebdomadaires de déplacement et le loyer d’un célibataire revient généralement bien moins cher que gérer le déménagement de toute une famille. Il convient néanmoins de faire preuve de souplesse dans le temps de travail. La mise en place de dispositifs favorisant le travail à distance devrait ainsi permettre à ces célibataires de passer moins de temps loin de leur famille.

Sources :

Vignal Cécile, « Devenir ‘célibataire géographique’ ? », Cahiers du Genre 2/ 2006 (n° 41), p. 139-157
Interview de C.GIERSE par France Info
Libération

 

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2 Réponses

  1. B dit :

    « De son côté, le salarié mobile est libre d’accepter une opportunité de carrière qu’il aurait pu manquer sans cela, les mobilités traduisant généralement un avancement, si ce n’est une véritable promotion. »
    J’espère que vous n’incluez pas dans ce propos les salariés à mobilité « forcée » par le contrat de travail, ou même encore, les (futurs) salariés acceptant d’être/(plus vraisemblable) se résignant à être mobiles pour déjà simplement avoir un travail.
    Parce qu’à ceux-là (qui sont plus majoritaires sans doute que vous ne voulez bien le dire), allez donc leur parler avec une position affirmative « d’avancement » ou de « promotion », outre les conséquences s’ils sont en famille…
    Bien qu’ils puissent être moutons forcés et que le sujet puisse être tabou, la réponse pourra quand même être cinglante.

  2. Amélie Peresson dit :

    Bonjour,

    L’objet de cet article n’était pas de traiter les mobilités dues à des réorganisations d’entreprises ou des délocalisations, obligeant ainsi les salariés à quitter leur bassin professionnel d’origine pour conserver leur emploi. Il s’agissait en réalité de mettre l’accent sur un phénomène réel et encore méconnu de nos jours, mais qui touche pourtant de plus en plus de famille.

    Même si cela va à l’encontre des logiques traditionnelles, le célibat géographique peut réellement être le choix de vie d’une famille, et la mobilité n’est pas toujours la seule alternative au chômage ou la rétrogradation. Cette dernière configuration est une réalité que je n’entends pas nier ou mésestimer, mais elle mériterait qu’on lui consacre un article à elle seule.

    Ainsi, si vous relisez la phrase pré-citée, elle est en réalité nuancée puisqu’elle précise bien qu’il ne s’agit que de certains cas, et non pas de la totalité d’entre eux.

    Bien à vous,

    Amélie.

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